Une quarantaine de diplomates attendent d'être reçus par Bouteflika !

La maladie du président Bouteflika paralyse tous les étages des institutions de l'Etat. Et la diplomatie n'est pas des moindres.

Des dizaines d’ambassadeurs, notamment de grandes puissances n’ont pu remettre leurs lettres de créances. Ainsi les ambassadeux de la France, des Etats-Unis, de la Russie, la Pologne, l’Espagne, la Belgique et d’autres encore, attendent toujours de remettre leurs lettres de créances aux mains du chef de l'Etat comme l'exige le protocole, révèle notre confrère El Watan.

Pour d’autres ambassadeurs, c’est encore plus compliqué, ceux qui ont leur résidence à Alger et accrédités dans d’autres pays. Comme les ambassadeurs du Niger, du Tchad, le Burkina Faso ou le Mali n’ayant pas présenté leurs lettres de créance au président algérien, ils ne peuvent donc pas non plus rencontrer les chefs d’Etat des autres pays dans lesquels ils sont accrédités, ajoute El Watan.

"Cela fait plus d’une année que je suis en poste à Alger et je n’ai toujours pas rencontré le Président", témoigne un ambassadeur d’un grand pays européen.

Le constat est connu de tous. La vacance du pouvoir grève sérieusement la bonne marche du pays. La grave maladie dont est atteint le président depuis avril 2013 paralyse les institutions de l’Etat. Il est de notoriété publique qu'Abdelaziz Bouteflika ne reçoit plus aucun ministre, ni dirigeant étranger, ne voyage plus et ne fait plus aucune sortie sur le terrain. Des tâches auxquelles se consacre tout chef d'Etat de par le monde.

La visite officielle de trois jours de Nicolas Maduro à Alger a montré l’incapacité du président à recevoir un haut responsable étranger. Le président vénézuélien est reparti sans obtenir même la plus courte des audiences avec le premier magistrat du pays. La dernière apparition du président qui se résume à une trentaine de secondes lors du deuxième conseil des ministres de l'année ne rassure nullement. L'homme avait le visage figé et le regard hagard. Il y a donc une réalité que toutes les dénégations ou déclarations rassurantes d'Ouyahia ne peuvent démentir : le chef de l'Etat est très amoindri, et sans doute les Algériens le verront beaucoup plus rarement qu'auparavant.

Pour étouffer les voix qui réclament l'application de la Constitution, le clan au pouvoir dresse un corridor "sanitaire" autour du cas du président. Mieux encore, selon plusieurs sources, il s'emploie depuis quelques jours à préparer une offensive médiatique en utilisant ses nombreux relais contre les opposants les plus virulents. Voilà qui promet du grabuge !!!

Yacine K.

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    • hamer dit:

      Il faudrait commencer par faire la part des choses avant de remuer le couteau dans la plaie, qui est la victime et qui est le bourreau? Le ...

    • hamer dit:

      Arrêtez de polémiquer, il n'y a pas de quoi en faire tout un drame, la conjoncture actuelle est bien difficile, mais pas ...

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