L’engin était destiné à faire le maximum de victimes

Une bombe désamorcée au centre d’Alger

Les employés de l’entreprise de nettoyage, Net Com, ne s’attendaient pas à découvrir une bombe dissimulée dans un jardin, avant-hier au centre de la capitale.

C’était le jardin de la station de transport terrestre de Tafourah, Alger. Cela a eu lieu en début d’après-midi.

Cette station grouillait de monde. Les employés de Net Com s’affairaient, comme à l’accoutumée, à balayer les lieux, le jardin notamment, lorsque l’un d’eux touche un objet dur avec son balai.

Une poudre, des fils électriques et un téléphone portable sont découverts. La police est alertée. Des éléments de la police scientifique arrivent sur les lieux. Un périmètre de sécurité est tracé. Cette poudre est du TNT, apprenons-nous  de  source sûre.

Cette matière explosive a été utilisée dans la fabrication de cette bombe constituée par, entre autres, des fils électriques, un téléphone portable et des composants  électroniques. Après cette découverte, cet engin a été d’abord désamorcé puis transporté au laboratoire de  la  police  scientifique,  à Châteauneuf, pour examen.

On n’écarte pas l’hypothèse que cet engin explosif ait été dissimulé dans ce jardin pour être récupéré par un terroriste. Comme n’est pas écartée l’hypothèse que cette bombe ait été cachée dans ce jardin par un terroriste à la vue d’une patrouille des forces de sécurité. Les terroristes chercheraient, fort probablement, à perpétrer un attentat, à Alger, en plein mois de ramadhan, dans leur quête de l’effet médiatique.

Un effet médiatique destiné par Abdelmalek droukdel, alias Abou Mossaâb Abdelouadoud, actuel «émir» national du GSPC, et ses acolytes à cacher les difficultés nombreuses rencontrées par cette organisation terroriste face aux frappes des forces de l’ANP et de sécurité, ainsi qu’avec les graves dissensions internes à cette organisation terroriste et les redditions enregistrées depuis, entre autres, le premier jour du mois de ramadhan.

La découverte de cette bombe interpelle tout un chacun à ne pas baisser la vigilance et démontre, une fois de plus, que le GSPC ne diffère en rien des GIA qui massacraient pendant des mois de ramadhan et autres.

Des acolytes de Abou Bassir

Le GSPC a déjà tenté, sans réussir, de semer mort et désolation dans la capitale pendant le mois de ramadhan. A la fin 2007, les services de sécurité, agissant sur renseignements fournis par la population, arrêtent Fateh Bouderbala, alias Abdelfatah Abou Bassir, «émir» de la seriate d’Alger du GSPC, en compagnie de deux de ses acolytes, à Alger, rappelle-t-on.

Dans le refuge des terroristes, les services de sécurité ont saisi 820 kilogrammes de matières explosives prêtes à être utilisées, trois bombes prêtes à l’emploi, 20 détonateurs, deux cartables bourrés d’explosifs destinés à être utilisés dans des attentats et un lance-roquettes de type Law.

Au cours de ses aveux, cet «émir» du GSPC qui est resté 14 ans dans les maquis, avait, rappelle-t-on, reconnu que cet arsenal allait être utilisé dans des attentats spectaculaires à Alger dont le but est de faire le maximum de victimes.

GIA et GSPC, mêmes crimes, même combat

Le GSPC continue donc à démontrer qu’il n’existe, en termes de bestialité, notamment, aucune différence entre cette organisation terroriste et les GIA.

L’assassinat, il y a quelques jours, d’un ancien garde communal attablé dans un café dans la wilaya de Boumerdès, est l’une des preuves de l’accointance dans les méthodes et les crimes perpétrés par ces organisations terroristes. Les Algériennes et Algériens gardent toujours ces images atroces de policiers et autres assassinés dans des cafés et lieux publics par les GIA dans les années 1990.

Il y a quelque temps, un gardien de prison exerçant dans la wilaya de Tizi Ouzou a été égorgé. Les méthodes du GSPC sont les mêmes que celles des GIA. Les massacres à coups de véhicules piégés ont tant de similitudes, en nombre de victimes, notamment que les carnages perpétrés contre les villageois de Raïs, Bentalha, Remka et autres.

La bombe découverte jeudi dernier à Alger rappelle les attentats à l’explosif perpétrés par les GIA, dans les années 1990, contre des marchés et autres lieux publics très fréquentés durant le mois sacré de ramadhan, notamment. Le GSPC n’est pas seulement issu des GIA. Le GSPC c’est les GIA.

M. Abi

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