Il regroupera dix lois en un seul texte

Un nouveau code du travail avant la fin de l’année

Après avoir avoué à demi-mot que la politique appliquée jusque-là a échoué dans la création de véritables emplois, le ministre de l’Emploi annonce un nouveau code du travail susceptible d’intéresser les entreprises, source de création de richesses. Le nouveau code promet une grande flexibilité dans les relations de travail, du droit et des libertés syndicales ainsi qu’en matière d’utilisation de la main-d’œuvre étrangère.

Le nouveau code du travail sera finalisé avant la fin 2006. Il regroupera 10 textes de loi, pour traiter des relations de travail, du droit des libertés syndicales, de la protection de la femme, de l’enfant et des handicapés ainsi que de l’organisation de l’utilisation de la main-d’œuvre étrangère.
En marge de la journée d’études sur la législation du travail, tenue hier à l’Aurassi, le ministre du Travail, M. Tayeb Loub, n’est pas allé par quatre chemins pour parler de l’après-pétrole, estimant impératif le recours aux investisseurs nationaux et étrangers.
Sans l’exprimer ouvertement, M. Louh a laissé entendre que la politique appliquée a échoué en matière de création d’emplois. C’est l’une des raisons, a-t-il dit, pour lesquelles il faudra se focaliser sur l’investissement. «La législation du travail est considérée comme l’un des principaux éléments dans le domaine de la promotion de l’entreprise économique, des droits des travailleurs, de la création de richesse et d’emplois», a déclaré le ministre, lors de son allocution d’ouverture.
Dans ce contexte, M. Louh a expliqué que l’accélération des réformes économiques et sociales ainsi que la diversification et l’accroissement des échanges commerciaux internationaux et les règles imposées par la concurrence internationale sont des facteurs déclenchants de situations complexes et parfois nouvelles pour le monde du travail.
«Les pays économiquement développés qui traversent une période de transformation ainsi que les pays en voie de développement font face au problème du chômage, induisant souvent des tensions internationales, aggravées par le phénomène de l’émigration de main-d’œuvre», a-t-il expliqué.
Cela a conduit, a ajouté le ministre, à l’adoption, dans plusieurs pays d’Europe, de nouvelles politiques nationales visant la promotion de l’emploi, et ce, à travers l’adaptation du dispositif législatif du travail aux nouvelles réalités.
Dans ce sens, M. Louh a indiqué que dans le but de parachever les réformes en cours dans le domaine de la législation du travail, il a été convenu d’élaborer, dans le cadre de la tripartite, un projet de code du travail actualisé et adapté.
Evoquant la journée d’étude à laquelle de nombreux experts ont participé, M. Louh considère que le nouveau code du travail renforcera les règles de promotion des conditions de travail et d’amélioration de son environnement ainsi que les conditions d’hygiène et de sécurité sur les lieux de travail.
«Ces nouvelles règles contribueront davantage au développement de l’entreprise économique, qu’elle soit industrielle ou de services, qui garantira l’accélération de la dynamique de la croissance économique en Algérie», a souligné le ministre.
Intervenant au nom du Bureau international du travail (BIT), Mme Corinne Vargha a mis en exergue l’importance d’un corps de règles juridiques accessibles et lisibles par tous. Mme Vargha a insisté sur la nécessité pour les experts algériens de s’assurer que les différentes formes de contrat proposées par le code sont bien en adéquation avec les besoins du marché du travail et la politique de promotion de l’emploi.
Pour elle, seul le contrat d’apprentissage offre une formation professionnelle sur le lieu du travail. Evoquant le travail temporaire, la représentante de BIT estime que celui-ci, qui met en présence l’office de travail temporaire, l’entreprise utilisatrice et le travailleur temporaire, n’est pas prévu à ce jour par la législation algérienne.
«Ces entreprises peuvent être un facteur non négligeable de flexibilité, notamment pour assurer l’intérim en cas d’absence inopinée et temporaire d’un salarié dans l’entreprise utilisatrice», a-t-elle indiquée. Au sujet des salaires, Mme Vargha a émis le vœu de voir le gouvernement introduire une disposition pour interdire expressément à l’employeur de restreindre, de quelque manière que ce soit, la liberté du travailleur de disposer de son salaire.

N. K.

Commentaires [0]

Aucun commentaire pour le moment

Identifiez-vous pour laisser un commentaire

Vous aimerez aussi

Presse-dz est le portail de la presse algérienne et de l'information en Algérie, avec une sélection des meilleures articles de la presse algérienne ainsi que les meilleures caricatures...

Caricatures

  • Commentaires

    • abdoul7460 dit:

      Vous balancez ce genre d'infos et rien ne semble remuer dans la sphère politique. Il n'y a rien à espérer de...

    • abdoul7460 dit:

      La question qui se pose maintenant est de savoir quand se produira le chaos. Ce qui s'est passé en 1988 n'était que...

    Back to Top