Soufiane Djilali appelle à la « mise en œuvre rapide » de l’article 102 de la Constitution

Le président de Jil El Jadid, Soufiane Djilali, a appelé ouvertement, ce samedi 12 août, à la mise en œuvre « rapide » de l’article 102 de la Constitution au regard de la crise qui mine le sommet de l’État.

« À l’évidence, seule maintenant la mise en œuvre rapide de l’article 102 de la Constitution, à défaut d’une démission en bonne et due forme du Président de la République, pourra éviter à l’Algérie une aventure gravissime », écrit Sofiane Djilali dans un communiqué rendu public et intitulé « coup d’État rampant », en allusion au bras de fer entre le cercle présidentiel et le premier ministre Abdelmadjid Tebboune.

 

L’article 102 de la Constitution dispose que « lorsque le Président de la République, pour cause de maladie grave et durable, se trouve dans l’impossibilité totale d’exercer ses fonctions, le Conseil constitutionnel se réunit de plein droit, et après avoir vérifié la réalité de cet empêchement par tous moyens appropriés, propose, à l’unanimité, au Parlement de déclarer l’état d’empêchement (…) ».

« La crise ouverte à El Alia ne se résorbera pas par le départ du Premier ministre. L’édifice du régime étant maintenant largement fissuré, apparaissent clairement, non seulement la vacance de la Présidence mais aussi la tentative d’usurpation de fonction », dénonce Sofiane Djilali.

« Pour démentir cette réalité, il aurait fallu que le Président de la République reçoive officiellement une large délégation formée par des partis politiques et des représentants de la société civile à qui, il aurait signifié, en pleine lucidité, sa volonté », estime-t-il.

« Or, il en a été déjà incapable par un passé récent, et sa situation médicale s’est à l’évidence largement dégradée depuis cet épisode », ajoute-t-il encore en allusion à l’initiative avortée du groupe des « 19 » conduit notamment par les deux figures, Louisa Hanoune et Zohra Drif.

Sofiane Djilali suggère même à Tebboune de refuser d’être démis éventuellement. « Le gouvernement Tebboune est donc en position de refuser toute décision pour le démettre, puisque n’émanant pas de la volonté publique du “Président officiel”, et pourra de ce fait dénoncer toute tentative en ce sens avec des arguments définitifs sur la vacance de la Présidence et plus gravement encore, sur l’usage illégal de ses prérogatives constitutionnelles par de tierces personnes ! », dit-il.

Selon lui, « ceux qui ont imposé à l’Algérie le démentiel 4e mandat sont politiquement, moralement et pénalement responsables de la tragédie éventuellement à venir ».

« Le 4e mandat aura fini par détruire toute solution raisonnable et honorable pour remettre le pays sur une voie consensuelle », conclut-il.

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    • ossdz dit:

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