Prix du pain et du lait: Les commerçants redoublent d'ingéniosité pour arnaquer les citoyens

Leur interdisant d'augmenter le prix du lait et du pain malgré leurs grèves répétitives, certains boulangers ainsi que des épiciers redoublent d'astuces afin de vendre leurs produits au prix qu'ils veulent.

En effet, dans différentes communes de la capitale le pain est vendu à pas moins de 20 DA et ce, bien que les subventions de l’Etat sur la farine panifiable soient maintenues. Depuis des années, réclamant une hausse du prix du pain, certain boulangers n’ont pas attendu l’accord du ministère du Commerce et ont décidé de mettre en œuvre leurs revendications. Justifiant leur décision par une hausse généralisée du prix de la farine, de l’électricité et du gaz, des boulangers profitent aussi de l’absence des agents de contrôle dans certains quartier de la capitale pour afficher la baguette à 20 DA.

D’autre boulangers redoublent d’ingéniosité dans leur arnaque en saupoudrant leur baguette de pain avec de la semoule et la vendent 30 DA arguant qu’il s’agit de pain de semoule ou en maintenant le prix fixé par le ministère du Commerce à 10 DA mais jouent sur la taille de la baguette ou sa qualité. Cette arnaque passe difficilement auprès de l’opinion, même si le pain se vend déjà depuis longtemps à plus de 10 DA sous différentes appellations, telles que amélioré et autres. Mehdi, un père de famille habitant Alger-Centre depuis plus d’une année, achète le pain à 15 DA chez le boulanger de son quartier.

«Le vendredi, j’achète ma baguette à plus de 20 DA chez les épiciers qui profitent de l’absence des agents de contrôle du ministère du Commerce qui ne travaillent pas le vendredi», souligne notre interlocuteur. Cette augmentation anarchique du prix du pain est sans raison car le gouvernement a maintenu le prix de la baguette à 7,5 DA mais a augmenté les aides octroyées aux boulangers, qui vont de la subvention du prix de la farine à celle de l’électricité, en passant par les impôts. Mais toutes ces aides ne semblent pas suffire aux boulangers qui ont décidé d’affronter l’autorité de l’Etat en augmentant le prix.

De son côté, l’Association algérienne de protection des consommateurs désapprouve cette pratique et la hausse des prix décidée sans l’aval des autorités compétentes. De son côté, le président de l’Association nationale des commerçants et artisans a qualifié cette décision anarchique d’illégale. «C’est illégal, car à l’heure actuelle, aucune décision n’a été prise, que ce soit par le gouvernement ou par les représentants des boulangers», a-t-il dit. L’arnaque est aussi présente dans le prix du sachet de lait.

En effet, chez certain épiciers, à Zéralda, Ain Benian, Kouba, Chéraga, ce produit de première nécessité et fortement consommé par les Algériens est vendu 30 DA, et même 50 au lieu de 25 DA, avons-nous constaté. Cette situation ne date pas d’hier, car les épiciers profitent de la pénurie de lait qui revient régulièrement pour augmenter le prix et le doubler. Certain épiciers disent que c’est du lait de vache «à un prix choc : 30 DA !».

T. K.

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    • habibazemoura dit:

      Merci pour m avoir laisser acceder a vos quotidiens mon journal prefere c est el acil...

    • reinformatrice dit:

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