Prix des fruits et légumes: C’est encore la flambée !

C’est toujours la flambée au niveau des marchés. Les prix des fruits et légumes ne cessent de grimper. Même si ces derniers sont par moments revus à la baisse, ce qui est plutôt rare, les consommateurs restent toujours prisonniers du diktat des commerçants.

S’appuyant sur l’argument de l’offre et de la demande, très utilisé par les pouvoirs publics, ces commerçants n’hésitent pas à saigner à blanc les poches de leurs clients.

Un tour au niveau des marchés de la capitale nous laisse entrevoir qu’après la flambée liée au mois de piété, le Ramadhan, et à la fête de l’Aïd, les prix, après une accalmie de courte durée, ont repris leur envol.En effet la pomme de terre, légume très consommée par les Algériens, est encore cédée à 40 DA le kilogramme. Quant au roi de la marmite, l’oignon, il est vendu à 35 DA.

La  tomate, elle, coûte entre 120 et 140 DA, 70 DA  la carotte, 100 DA la laitue, 60 DA les aubergines, et entre 60 et 80 DA le poivron. Les haricots verts sont vendus à 140 DA, parfois même à 160 DA. Du côté des fruits, les raisins ne descendent pas sous la barre des 150 DA, les poires à 100 DA, les prunes entre 80 et 100 DA. Les pommes produites localement reviennent entre 60 et 100 DA, contre 160 et 200 DA celles importées. La banane est vendue entre 100 et 130 DA.

Malgré toutes les mesures prises par les pouvoirs publics pour stabiliser la situation, et malgré la disponibilité des produits sur le marché, les prix continuent à donner le vertige aux consommateurs, notamment ceux aux bourses moyennes. Une ménagère, rencontrée au marché Tnach à Belcourt, n’a pas manqué d’afficher son désarroi devant l’affolement des prix.

«Où allons-nous avec cette politique des prix qui augmentent au gré de la volonté des commerçants ?», nous dira Fatiha, employée dans une entreprise publique. «Le gouvernement oublie que même si le pouvoir d’achat de certains cadres - évoluant dans des secteurs clés à l’exemple de l’enseignement - a été revu à la hausse, celui des simples citoyens, dont beaucoup n’atteignent même pas le SMIG, stagne depuis longtemps».

Elle précisera que «même les légumes et les fruits des saisons sont hors de portée». Faut-il rappeler que le rythme de l’inflation, en glissement annuel, a connu une tendance haussière de 3,6% au mois de juillet dernier, selon les chiffres rendus publics par l’Office national des statistiques (ONS). Cette hausse est caractérisée aussi par une croissance de +0,8% de l’indice des prix à la consommation pour ce même mois. Le rythme d’inflation était de 3,5 % en juin, de 3,7% en mai, et de 3,9% en avril.

B. A.

Commentaires [0]

Aucun commentaire pour le moment

Identifiez-vous pour laisser un commentaire

Vous aimerez aussi

Presse-dz est le portail de la presse algérienne et de l'information en Algérie, avec une sélection des meilleures articles de la presse algérienne ainsi que les meilleures caricatures...

Caricatures

  • Commentaires

    • hamer dit:

      Arrêtez de polémiquer, il n'y a pas de quoi en faire tout un drame, la conjoncture actuelle est bien difficile, mais pas ...

    • hamer dit:

      M l'économiste a raté une occasion en or de se taire, on l'aurait sollicité pour un éventuel portefeui...

    Back to Top