L’octroi des licences d’importation commence dans l’opacité

Les demandes de licences d’importation de véhicules, du rond à béton et du ciment seront ouvertes à partir du jeudi 14 janvier à 8h jusqu’au 3 février à 17h, a annoncé le ministère du Commerce ce mercredi vers 17h. Le timing extrêmement serré choisi par le ministère du Commerce a de quoi rendre suspicieux, mais il se place dans la continuation de la politique d’opacité qui entoure le dossier des licences d’importations.

Demain matin, les concessionnaires automobiles par exemple qui déposeront leur demande de licence d’importation n’auront techniquement aucun moyen concret de savoir si celle-ci sera acceptée par le Comité interministériel en charge des licences. De plus, certains concessionnaires, attendent toujours leur agrément du ministère de l’Industrie. D’autres risquent tout simplement de le perdre, après la date butoir du 8 février 2016, dernier délai pour le renouvellement des agréments, comme l’exige la nouvelle réglementation relative à l’activité des concessionnaires.

Les critères d’octroi des licences restent en effet toujours inconnus à l’heure actuelle. La méthode de calcul des quotas reste quant à elle extrêmement vague et le contexte dans lequel les limitations ont été introduites (une initiative indépendante du ministère de l’Industrie) n’a fait que renforcer le flou autour du dossier. Du début à la fin, rien n’aura été clair dans cette affaire. Pour le ciment et le rond à béton, c’est le flou total.

Lorsque la réintroduction des licences d’importation avait été annoncée en septembre 2014, le doute avait immédiatement surgi dans les esprits les plus sceptiques. Les opposants aux licences avaient mis en garde contre la tentation du gouvernement de servir les proches des décideurs.

Ils disaient que ces licences allaient ouvrir la voie à toutes formes de favoritisme et autres dérives, que certains intérêts allaient être servis au détriment des intérêts de l’ensemble. En réponse à ces craintes, le ministre du Commerce de l’époque, Amara Benyounes, avait longuement insisté sur le caractère « transparent et non discriminatoire » du système des licences.

Force est de constater que les garanties de transparence qu’il a apportées n’engageaient au demeurant qu’Amara Benyounes, lui qui a été évincé de son poste de ministre en juillet dernier. Depuis, tout suggère qu’aucune règle de transparence ou de clarté n’a finalement été respectée par le gouvernement.

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    • abdoul7460 dit:

      Vous balancez ce genre d'infos et rien ne semble remuer dans la sphère politique. Il n'y a rien à espérer de...

    • abdoul7460 dit:

      La question qui se pose maintenant est de savoir quand se produira le chaos. Ce qui s'est passé en 1988 n'était que...

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