Des millions de tonnes de fruits et légumes jetés quotidiennement

Les mandataires font la loi au marché de gros

Les prix des fruits et légumes sont à la hausse, à l'approche de l'Aïd El Adha. La mercuriale a suivi une courbe ascendante depuis le mois de Ramadhan, sans aucune considération pour le pouvoir d'achat des ménages.

En l'espace de quelques jours, les prix des fruits et légumes ont augmenté. Au marché de gros des Eucalyptus à Alger, le kilogramme de tomate est passé à 120 DA, voir 140 DA et la pomme de terre est affichée à 75 DA. Le prix du kilogramme d'ail dépasse tout entendement, le produit local oscille entre 130 et 330 DA, alors que la marchandise importée est proposée entre 150 et 230 DA.

La courgette passe à 130 DA, les navets à 65 DA, le poivron à 85 DA et la laitue à 90 DA. Concernant les fruits, la banane s'affiche à 135 DA, alors que le prix du kilogramme de raisin oscille entre 80 et 200 DA, les dattes sont à 360 DA et les pommes entre 250 et 350 DA. L'orange locale qui fait son entrée cette semaine est cédée entre 180 et 200 DA. Le fruit importé est, par contre, vendu à 240 DA.

Selon le directeur général du marché, Mounir Ayad, les prix stagnent depuis plus d'un mois. «Il n'y a pas eu de hausse récente, les tarifs proposés sont presque les mêmes depuis une période conséquente», explique-t-il. Il rappelle que la direction du marché n'a aucune autorité de régulation (baisse ou hausse des prix). «Le marché répond à la loi de l'offre et de la demande», poursuit-il.

Le commerce reste ainsi sans contrôle et les outils de régulation manquent à l'appel. Les détaillants accusent directement le marché de gros, qui soi-disant a opéré des augmentations considérables. Les mandataires au marché de gros rejettent la balle aux agriculteurs, estimant que la demande dépasse de loin l'offre. «C'est la production qui est en baisse», attestent-ils.

Selon les professionnels du secteur, les mandataires sont «les seuls responsables de cette situation qui pénalise lourdement les ménages, particulièrement à l'approche des fêtes religieuses».

Plus explicites, ils déclarent que ces derniers haussent les prix, malgré l'opposition des agriculteurs qui sont souvent obligés de supporter les pertes quotidiennes. «Les mandataires préfèrent vendre des petites quantités à des prix élevés que de brader les prix. Résultat : 1500 tonnes de fruits et légumes sont jetés quotidiennement.»

Selon les mêmes interlocuteurs, «ce sont les mandataires, à la recherche de gain facile, qui sont à l'origine de la flambée des prix. La production a été très bonne cette année et s'est matérialisée, sur le terrain, par une large disponibilité de toutes sortes de produits. Les quantités réceptionnées par ce marché depuis le début du mois sont la meilleure preuve».

Samira A.

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    • algerien75 dit:

      Bonjour, Fervent fan de l'Emission heddaf TV, je trouve scandaleux les interventions d'Ali Bencheikh à qui j'avais ...

    • ami dit:

      J'ai de l'estime pour le journal Liberté (pour son histoire surtout). Cependant, cet article n'est pas du journalisme....

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