Energies renouvelables, pétrole et gaz

Les Européens veulent une coopération énergétique accrue avec l’Algérie

L’agence européenne de l’énergie était de la «Conférence internationale et exposition» dont les travaux ont commencé hier à Alger. Son représentant, dans une intervention qu’il a faite à l’occasion, a estimé important la coopération entre l’agence européenne et les pays qui souhaitent développer des projets dans le solaire. L’agence européenne, l’une des importantes institutions dans le domaine de l’énergie, veut accroître la coopération avec l’Algérie dans le domaine de l’énergie, de manière générale. Les Européens, mais il n’y a pas qu’eux, travaillent aujourd’hui au développement des énergies renouvelables, dont le solaire et l’éolien, une alternative, un substitut au pétrole.

Les Européens veulent ainsi une sécurité durable en matière d’approvisionnement gazier et pétrolier, surtout après les dernières péripéties qu’ils ont vécues dans le sillage du conflit gazier entre la fédération de Russie, la Géorgie et la Biélorussie. Avec leurs partenaires traditionnels en matière gazière, que sont l’Algérie, la Russie et la Norvège, les Européens veulent des relations commerciales sous-tendues par un cadre législatif clair, comme l’a souligné en mai dernier le président de la Commission européenne. Seulement, la législation dont les Européens parlent ne s’applique pas à tous de la même manière. En est la preuve, les restrictions espagnoles imposées aux exportations gazières algériennes : l’Algérie ne peut, et c’est la commission espagnole de l’énergie qui en a décidé ainsi, exporter sur le marché ibérique qu’un milliard de mètres cubes, alors que les contrats d’actionnariat qu’elle a signés dans le cadre du Medgz, l’autorisent à en exporter trois. En tout cas, l’Algérie a déposé un recours auprès des autorités espagnoles. C’est une maladresse de la part des Espagnols. C’est une entorse faite à des accords dûment approuvés et signés. Elle ne doit cependant pas constituer un frein, un obstacle à une coopération bilatérale datée d’il y a plus de trois décades. Vers l’Espagne, l’Algérie exporte, il est vrai, du gaz, mais elle ambitionne d’exporter aussi de l’électricité. Dans le solaire, c’est une société espagnole, Abener, qui est la plus impliquée. Elle est liée par un accord de partenariat avec New Energy Algeria (NEAL).
Les deux entreprises ont lancé un projet de production de l’électricité hybride. Ce sera une production à cycle combiné (gaz, solaire). En construction aujourd’hui à Hassi R’mel, la centrale hybride est détenue à hauteur de 66% par Abener, l’entreprise ibérique, et à hauteur de 34% par NEAL et la Banque Extérieure d’Algérie. C’est le premier projet d’une série programmé par la société NEAL. Cette dernière travaille à des projets similaire : un à Meghaier et un autre à Naama. NEAL table sur un investissement estimé à 2,9 milliards de dollars. Le solaire thermique reste moins cher que le solaire voltaïque. L’espagnol Abener, un leader mondial dans le domaine du solaire, permettra le transfert d’une technologie fonctionnelle depuis 1980 aux Etats-Unis. Plus qu’une solution écologique, le solaire thermique est une alternative. L’Algérie veut y mettre d’énormes investissements : son ambition est de produire cinq pour cent de son électricité, à partir de l’énergie solaire, d’ici à 2015. L’objectif est de produire 500 MW d’électricité à partir de 2010 et d’atteindre 1 000 MW en 2015 avec une part d’exportation de 400 MW. A long terme, l’exportation vers l’Europe, notamment l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne, est envisageable.
NEAL va, par ailleurs, créer des fermes éoliennes en Algérie. NEAL a, à cet effet, lancé des études de réalisation, selon le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil. Celui-ci s’exprimait à l’ouverture des travaux de la Conférence internationale et exposition sur les énergies renouvelables (CEER-2007 sus-évoquée). NEAL, société connue dans le solaire, tâche ainsi de développer les énergies éoliennes, outre l’énergie solaire. Mais il n’y pas que NEAL qui s’intéresse au solaire. Des entreprises comme Sonelgaz, des institutions de recherche y sont également impliquées. Le privé, qu’il soit national ou étranger, manifeste aussi de l’intérêt dans ce domaine. Et la CEER-2007 a constitué une belle occasion pour mettre tous ces partenaires en synergie. Cette Conférence internationale permettra ainsi de d’explorer les potentialités et de discuter des réponses possibles aux préoccupations liées aux énergies renouvelables dans leurs dimensions technologiques, économiques, sociales et environnementales, dira le ministre de l’Energie et des Mines.
La CEER 2007 a réuni, outre le groupe Sonatrach et quelques-unes de ses filiales, Sonelgaz, NEAL, des organes de recherche, l’Organisation latino-américaine et Caraïbes de l’énergie (OLADE), entre autres.

Youcef Salami

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    • abdoul7460 dit:

      Vous balancez ce genre d'infos et rien ne semble remuer dans la sphère politique. Il n'y a rien à espérer de...

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