Transparency international fait passer notre pays du 84e au 99e rang

L’Algérie toujours mal classée sur la corruption

Classée au 84è rang mondial avec une note de 3,1 sur 10, en matière de perception de la corruption, dans le classement 2006, l’Algérie a été reléguée au 99è rang, dans le classement 2007, avec une note de 3/10 par l’Association Transparency International qui a rendu public hier, son indice qui analyse le niveau de corruption dans le secteur public de 180 pays.

Le classement 2007 note les différents pays sur une échelle allant de 0 (très corrompus) à 10 (pas du tout corrompus) sur la base de sondages et de rapports d’institutions indépendantes, comme la Banque mondiale et le Forum économique mondial.

Dans cette étude annuelle, l’Algérie reste ainsi en bas du tableau, devancée notamment   par ces deux voisins, la Tunisie (61è) et le Maroc (72è) mais arrive largement devant la Libye qui occupe la 131è place, un classement qui fait de lui l’un des pays les plus corrompus de la Planète.
Ce dernier classement de Transparency International a concerné, toutefois, un nombre record de 179 pays.

« La forte corrélation entre corruption et pauvreté reste évidente. 40% des pays dont la note est inférieure à trois (indiquant donc que la corruption est perçue comme endémique) sont classés par la Banque mondiale comme pays à faible revenu.

La Somalie et le Myanmar obtiennent les notes les plus basses avec 1,4. La note du Danemark, elle, est passée à 9,4 à égalité avec les éternels bons élèves, la Finlande et la Nouvelle- Zélande », note le communiqué de presse de Transparency International.

Selon cette ONG spécialisée dans la lutte contre la corruption,, plusieurs pays d’Afrique - dont la Namibie , l’Afrique du Sud et le Swaziland ont fait preuve cette année de véritables progrès, témoignant de leur volonté de réforme. Mais l’Algérie ne figure pas parmi ces pays.

«Pour les pays en voie de développement qui cherchent à renforcer la responsabilité des gouvernements, une autre stratégie fondamentale consiste à développer des partenariats avec la société civile et les citoyens.

Les organisations de la société civile jouent un rôle central de surveillance: elles peuvent aider à stimuler la demande en faveur de réformes tout en apportant leur expertise sur les questions techniques », estime Cobus de Swardt, directeur de Transparency International, avant de souligner que «force est de constater que de nombreux gouvernements prennent de plus en plus de mesures pour restreindre l’espace de fonctionnement de la société civile.»

L’Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC), qui est une des sections de TI, a confirmé récemment, l’existence d’un très haut niveau de corruption”en Algérie. Selon l’AACC, l’engagement de l’Algérie en matière de ratification des conventions des Nations unies et de l’Union africaine contre la corruption ne se traduit pas sur le terrain de l’application.

K.BADY

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    • belkacem dit:

      J'encourage l'équipe d'aller toujours de l'avant.Bonne continuation....

    • hamer dit:

      C'est la seule façon de bloquer la montée des Salafistes Wahabistes qui se sont accaparé des mosquées en A...

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