Les élections locales en octobre ou novembre ?

La polémique commence

Deux partis politiques ont émis le voeu de voir changer la date initiale des élections locales. D’abord, le président du MSP, Boudjerra Soltani qui a opté pour le 6 septembre prochain, estimant que cette date est opportune, sans donner d’argument justifiant ce choix. Ensuite, il y a la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, qui a souhaité récemment que ces élections se tiennent en novembre prochain. " Nous espérons que les prochaines élections locales soient organisées juste après le Ramadhan, soit en novembre, et non pas en septembre ", a-t-elle dit.

Une Hanoune met en avant " l'impossibilité " pour les partis politiques engagés de mener campagne pendant le mois d'août et encore moins pendant le mois sacré du Ramadhan, dans le cas où ce double scrutin serait organisé en septembre. A ses yeux, le rajout d'un mois au mandat des élus locaux qui devait expirer le 10 octobre prochain, " ne causerait aucunement de problème, car le maintien du mois de septembre pour l'organisation des élections serait un appel direct au peuple algérien à ne pas voter, comme ce fut le cas pour les législatives ". Il faut dire que c’est là un argument tiré par les cheveux. Les électeurs vont voter ou assistent aux meetings de campagne électorale non pas à cause d’une période donnée qui soit favorable, mais s’ils sont persuadés que les élus qu’ils ont choisis travaillent pour le bien de la collectivité et non pas pour leurs propres intérêts. Pour preuve, les dernières législatives n’ont pas drainé les foules du fait de la perte de confiance en les élus, même si le mois de mai est favorable aux sorties des citoyens du fait du beau temps. Quant à la période de Ramadhan, censée empêcher les gens d’activer, ce n’est pas ce que recommandent les savants, puisqu’en ce mois sacré, les vrais croyants sont ceux qui travaillent et meublent leurs journées par des actions utiles. Cela dit, la loi stipule que les élections doivent se dérouler à la période précisée. Pour les élections locales, ce serait, donc, le 11 octobre prochain, du fait que les dernières s’étaient déroulées le 10 octobre 2002, soit cinq ans après. Le seul fait de les avancer ou de les reculer par rapport à la date initiale est une violation de la loi dans le cas où rien de particulièrement empêchant ne se produirait d’ici là. Cela va de la crédibilité de l’Etat et du sérieux des institutions.Pour l’heure, aucune nouvelle sur cette question n’est venue des parties officielles, ministère de l’Intérieur en tête. Cependant, il semble bien entendu que ces locales auront lieu à la date prévue, car rien pour le moment ne plaide pour un quelconque changement. Ce n’est pas pour faire plaisir à un parti ou à un autre que l’on se met à bouleverser les rendez-vous arrêtés depuis de longue date. Et puis, qui va gérer les communes à la place des maires dont le mandat expire le 10 octobre ? Va-t-on, ainsi, les confier aux secrétaires généraux des APC ou maintenir les élus en place pour un autre mois quitte à faire une entorse à la loi ?

Adel H.

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    • hamer dit:

      Il faudrait commencer par faire la part des choses avant de remuer le couteau dans la plaie, qui est la victime et qui est le bourreau? Le ...

    • hamer dit:

      Arrêtez de polémiquer, il n'y a pas de quoi en faire tout un drame, la conjoncture actuelle est bien difficile, mais pas ...

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