La peste et le choléra: La talibanisation et la "Tliba-nisation" !

Questions : pourquoi construire 40 usines de voitures, lorsqu’on n’a pas un hôpital qui marche ? Pourquoi une mosquée à deux milliards, dans un pays qui compte deux milliards de mosquées ? Réponse : c’est pour que chaque nouveau riche qui se soigne à l’étranger ait son usine, et que chaque employé d’usine se soigne dans une mosquée.

Mais au fait, comment fabrique-t-on quarante millions de chauffards qui conduisent un  pays à sa perte. 

Étape première : la pirouette de l’islamo-communisme

C’est une aberration inventée par Benbella et réalisée sous Boumediene. Une contradiction sémantique, qui ne pouvait que s’annuler à l’infini. Comme « moins un » et « un » feront éternellement zéro. Il ne s’agissait toutefois pas à l’époque, de savoir si « un » et « moins un » font bien zéro, mais combien de zéros faut-il pour faire une société de nuls. 

Associer l’islamisme au communisme revenait à marier le dogme et la raison. Sachant que le dogme se froisse au contact de la raison, et que l’envie d’émancipation se heurte forcément au désir d’un Dieu, d’un livre ou de ceux qui parlent en leurs noms. Comment résoudre alors, la quadrature du cercle quand le nombre Pi est lui-même indéfini ? En clair : comment jumeler la place rouge à El Azhar ?

La solution était vite trouvée; on a fait réciter à Farid Al Attrach les sourates de Lénine, et fait chanter Cheikh Kechk à la place des martyrs. C’est ainsi qu’on a jeté les jalons d’une génération schizophrénique qui égorgera son pays.

Seconde étape : le dérapage incontrôlé de la talibanisation

Avant d’être un fiasco, l’islamo-communisme était un projet. Une idée saugrenue aux promesses d’un règne sans fin. Le serment de gaver le ventre et l’esprit. L’assurance de maintenir le troupeau dans son attelage. Il fallait oser les antagonismes, les associer. La religion et le communisme, deux variables que tout oppose, associées pour équilibrer un système, le pérenniser. 

En physique des fluides, le plus important pour la stabilité d’un système, c’est de contrebalancer les variables. Le déséquilibre ne se  produit que lorsqu’un changement brusque s’opère. Comme lorsque l’islamisme incontrôlé avait subitement envahi l’espace laissé vide, par le communisme en péril. Le système a surchauffé, s’est fait déborder au point de menacer son existence et celle de la nation. Mais comme le système tient à son équilibre comme d’autres défendent leur Dieu, « moins un » et « un » ont fini par faire deux cent mille morts ! 

Troisième étape : talibanisation et Tliba-nisation, une route à sens unique !

Utile à sa survie,  le système ne renonce pas au dogme assassin : il entretien la constante de l’islamisme et remplace les communistes par les oligarques. Le parti unique, par des partis qui soutiennent le parti unique. Le Zaïm par un prophète, à qui on crée des pouvoirs et des apôtres. 

Avant d’être un apôtre, Tliba n’était qu’un péché. Une idée malsaine qui a germé dans les méninges du système. Une souris de laboratoire (un peu grosse tout de même), qu’on a fini par lâcher dans la nature. Tliba est le fruit d’une intuition destructrice : il a été érigé, avec d’autres « rongeurs apôtres », en modèles de réussite. Il a été propulsé dans le but de le cloner et le diffuser comme un message subliminal : la réussite passe par le qamis, la médiocrité, l’obédience et la délinquance. 

Les outils de propagande répandent alors les prouesses du "prophète", ses miracles et l’effet payant de sa baraka sur ses apôtres ! Et les apôtres écrivent en retour des évangiles ou relatent des hadiths. Ils mobilisent, enrôlent et démontrent l’authenticité de la prophétie, par les louanges, l’allégeance, la prosternation, le 5e mandat, le charlatanisme, la ruqia ou le lait de bouc qui guérit des cancers de la protestation.

La fiction du bouc laitier devient ainsi plus réelle que le pis sec d’un pays.

Et au final, c’est la clochardisation qui s’empare du peuple, comme la religion harponne les esprits. Et du fond des mosquées, surgissent des versets de désespoir d’une société qui louvoie cuite, entre Talibanisation et Tliba-nisation. 

Hebib Khalil

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