A parti du mois d'octobre: Enquête sur la propagation de la drogue à l'université

Une enquête pilote sur la propagation de la consomma- tion de drogue en milieu universitaire sera menée à partir du mois d'oc- tobre au niveau d'une univer- sité de la wilaya d'Alger, en prévision de sa généralisation à travers le territoire national, a affirmé, mardi à Alger, la directrice de la prévention et de la communication à l'Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Onldt), Ghania Kaddache.

L'enquête nationale sur la propagation de la drogue en milieu universitaire, dont le lancement est prévue en octobre intervient après celle effectuée récemment par l'Office sur la «consommation précoce» de drogue, un phé- nomène en nette hausse, a affirmé Mme Kaddache à l'APS.

L'enquête sera réalisée sur la base d'un sondage effectué par des spécialistes auprès des étudiants et permettra de définir la tranche d'âge des jeunes «en proie à ce phéno- mène à travers un question- naire soumis aux étudiants concernant l'âge, le sexe et la situation sociale», ajoute la responsable. Mme Kaddache a tiré la sonnette d'alarme sur la consommation de drogues «à un jeune âge», notant que la dernière enquête menée par l'Office sur la toxicomanie en milieu scolaire a démontré que «la catégorie des moins de 15 ans est touché par ce fléau». L'enquête nationale a confirmé la consommation de drogues et de psychotropes par les jeunes âgés de moins de 15 ans, révélant un taux 18,36% pour la consommation de tabac en milieu scolaire.

«La propagation du taba- gisme chez les jeunes pourrait les faire sombrer dans le bourbier de la drogue», a-t- elle estimé, d'autant que «l'en- quête démontre que 1,37% de jeunes fumeurs ont moins de 15 ans, d'où la nécessité de prendre des mesures pré- ventives urgentes pour pré- munir les jeunes contre ce fléau». La quantité de drogue saisie dans des affaires de consommation (chez des jeunes consommateurs), qui est en nette augmentation, démontre la propagation de ce fléau en milieu juvénile, a-t- elle affirmé. Mme Kaddache a fait état de 38 centres de désintoxica- tion, relevant du ministère de la Santé, de la Population et la Réforme hospitalière, à tra- vers le territoire national, assurant une prise en charge externe.

Ces centres comptent des médecins généralistes, des psychologues et des socio- logues. La responsable a précisé que les individus impliqués dans des affaires de consom- mation de drogue «peuvent, lors de leur comparution devant la justice, choisir entre le suivi d'un traitement dans un centre de désintoxication ou faire l'objet de poursuites judiciaires», estimant que cet outil juridique «est très effica- ce» dans la prévention et la lutte contre ce grave fléau qui ronge la société.

H. O.

Commentaires [0]

Aucun commentaire pour le moment

Identifiez-vous pour laisser un commentaire

Vous aimerez aussi

Presse-dz est le portail de la presse algérienne et de l'information en Algérie, avec une sélection des meilleures articles de la presse algérienne ainsi que les meilleures caricatures...

Caricatures

  • Commentaires

    • abdoul7460 dit:

      Vous balancez ce genre d'infos et rien ne semble remuer dans la sphère politique. Il n'y a rien à espérer de...

    • abdoul7460 dit:

      La question qui se pose maintenant est de savoir quand se produira le chaos. Ce qui s'est passé en 1988 n'était que...

    Back to Top