En dépit des assurances du coordinateur de la CNESEL, Said Bouchair

Des formations politiques redoutent les actes de fraude

Les résultats des prochaines élections législatives seront-ils crédibles ? L’administration sera-t-elle neutre ? Ce sont là autant de questions que se posent de nombreux observateurs et responsables de formations politiques.

Certains responsables politiques, abordés à ce sujet, avouent que les prochaines élections législatives seront “inédites”, car aucun des partis politiques en lice ou bien des candidats indépendants ne pourra présager des résultats qui découleront des élections du 17 mai 2007. Au vu des moyens déployés et les programmes électoraux concoctés, ces derniers croient que les citoyens auront réellement l’embarras du choix. Le retour à la paix aidant, les électeurs devront choisir, cette fois-ci, loin de toute pression et effet de conjoncture. Le forcing des autorités politiques à la tenue d’une élection crédible à travers l’installation d’une commission nationale de surveillance des élections législatives et l’appel à la vigilance lancé par des hauts responsables, à l’exemple de l’actuel chef du Gouvernement, M. Abdelaziz Belkhadem, ne font qu’accréditer le principe de “transparence” de cette élection considérée, à juste titre, comme étant une des étapes de l’évolution de l’expérience démocratique de l’Algérie. “Il faut bannir la fraude qui continue à être présente dans les esprits de beaucoup de gens”, a tenu à dire, avant-hier, le coordinateur de la Commission nationale de surveillance des élections législatives, M. Saïd Bouchaïr, voulant par cette expression rassurer l’opinion publique sur le fait que les pouvoirs publics tiennent à la réussite des législatives prochaines. Le président du Rassemblement (RCD) et le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN) ont également dénoncé la fraude. Le chef du RCD a demandé aux citoyens de s’impliquer et de veiller au bon déroulement des législatives. Le premier responsable du vieux parti a préféré lancer cet appel à l’adresse de ses militants en leur demandant de lutter contre la fraude électorale. Abdelaziz Belkhadem estime qu’il est nécessaire que les représentants des partis politiques restent dans les bureaux de vote dès l’ouverture du scrutin et ce, jusqu’à l’obtention des procès verbaux. Bouchaïr a insisté, pour sa part, sur la nécessité de la présence des représentants des partis politiques dans les bureaux de vote. E dépit des garanties avancées par les hauts responsables, certains chefs de partis restent réticents, à l’exemple du président du Front national algérien (FNA), M. Moussa Touati, qui a demandé le départ des ministres candidats. Ce dernier craint “l’utilisation des moyens de l’Etat à des fins partisanes”. Le taux de participation est aussi un autre indicateur à prendre en compte, selon lui, car, ajoutera-t-il, l’administration a tendance à “amplifier les chiffres”. “D’un moment à un autre, on annonce un chiffre de participation”, nous fera-t-il remarquer. Certaines sources d’information nous précisent que des formations politiques redoutent cette élection, ou du moins les surprises du décompte final.?

Farouk Belhabib

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    • hamer dit:

      Il faudrait commencer par faire la part des choses avant de remuer le couteau dans la plaie, qui est la victime et qui est le bourreau? Le ...

    • hamer dit:

      Arrêtez de polémiquer, il n'y a pas de quoi en faire tout un drame, la conjoncture actuelle est bien difficile, mais pas ...

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