«Crimes de guerre» : Khaled Nezzar au cœur d’une polémique en Suisse

L’affaire des poursuites judiciaires contre l’ancien ministre de la défense nationale et Chef d’Etat-Major, Khaled Nezzar, sur ses présumées «crimes de guerre» avant et durant la décennie noire en Algérie, revient au devant de la scène en Suisse, malgré le classement de l’affaire par le Ministère public de la Confédération (MPC).

Une enquête publiée par Le journal suisse Le Temps sur une éventuelle position «frileuse» du Ministère public de la Confédération dans les «dossiers politiquement sensibles», révèle des documents officiels attestant des pressions exercées par Alger pour classer l’affaire.

«Lors d’une réunion, datée du 3 mars 2016, l’ambassadrice de Suisse en Algérie informe les procureurs compétents que cette enquête est une bombe à retardement en ce qui concerne les relations bilatérales».

Le document publié atteste également de la sensibilité de l’affaire Khaled Nezzar en Algérie et des pressions économiques «La diplomate précise encore qu’on lui a fait savoir de manière informelle qu’un dossier économique n’avait pas avancé en raison de cette affaire» lit-on.

L’affaire de Khaled Nezzar est devenue une affaire d’Etat, vu que le même pouvoir qui a choisi l’éradication des islamistes est encore en place «il y a une attente très claire de la part du pouvoir algérien que cette affaire soit classée» rajoute la diplomate suisse.

Pour rappel, le parquet suisse a prononcé, sur ordonnance, le mois de janvier de l’année en cours, le classement de l’affaire de la plainte de l’ex-FIS contre le général Khaled Nezzar à Genève. Dans un communiqué relatif au rejet par la justice suisse des plaintes déposées par des activistes du FIS dissous à Genève, sous l’impulsion de l’ONG Trial.

le procureur fédéral a prononcé une ordonnance conformément à l’article 319 du code de procédure pénale qui stipule : «le ministère public ordonne le classement de la procédure lorsque aucun soupçon justifiant une mise en accusation n’est établi lorsque les éléments constitutifs d’une infraction ne sont pas réunis, lorsque des faits justificatifs empêchent de retenir une infraction contre le prévenu, lorsqu’il est établi que certaines conditions à l’ouverture de l’action pénale ne peuvent pas être remplies».

Commentaires [1]

  1. hamer  - 21/11/2017 à 12:35

    Il faudrait commencer par faire la part des choses avant de remuer le couteau dans la plaie, qui est la victime et qui est le bourreau? Le général ne faisait que s'acquitter de sa tâche qui n'est autre que " défendre et sécuriser l'Algérie , alors en proie aux hordes de criminels sanguinaires sans loi, ni foi. On devrait plutôt arrêter ses criminels qui se prennent pour des victimes .

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