Commerce extérieur : Levée de gel sur l’importation des intrants

Longtemps attendue par les industriels nationaux, le ministère du Commerce a procédé hier à la levée de la suspension provisoire de l’importation de certains intrants nécessaires à la production de plusieurs produits alimentaires.

Il s’agit des intrants, entrant dans la fabrication des jus et boissons, des yaourts, des biscuits, des confiseries et des chocolats. Ces intrants communément désignés sous la catégorie «arômes» sont «désormais libres à l’importation à la condition d’accomplissement, par les opérateurs intéressés et chacun en ce qui le concerne, des procédures de domiciliation bancaire exigibles en la matière», a indiqué le ministère du Commerce dans un communiqué. Cette action «s’inscrit dans les travaux de révision et de mise à jour de la liste des produits suspendus provisoirement à l’importation dont les résultats seront communiqués incessamment», poursuit le ministère.

Le département du Commerce avait annoncé une révision de la liste des produits interdits à l’importation -jusque-là touchant 851 produits – qui sera élargie pour inclure les intrants très nécessaires dans la production nationale des boissons et autres industries. Le ministre Mohammed Benmeradi avait promis que la nouvelle liste des produits élargis sera définie et mise en œuvre dès la fin de ce mois, mais son départ et remplacement à la tête du département du Commerce par Saïd Djellab a apparemment semé des appréhensions parmi les industriels. Ali Hamani, président de l’Association des producteurs algériens de boissons (APAB), a indiqué la semaine dernière que les industriels membres dans cette association sont «en phase d’inquiétude».

L’APAB souhaite que «cette décision de levée d’interdiction soit exécutée le plus rapidement possible», a souligné Hamani dans les colonnes d’un quotidien national, en attirant l’attention que certaines chaînes de production «sont déjà à l’arrêt ou travaillent à mi-temps en raison de l’indisponibilité des arômes sur le marché local». «Les stocks sont en rupture dans certaines unités et les travailleurs de beaucoup d’entreprises de production de boissons risquent de se retrouver au chômage technique avant de se retrouver au chômage tout court à la veille du mois de Ramadhan», a ajouté le président de l’APAB. Pour rétablir l’équilibre dans le commerce extérieur, le ministère du Commerce a instauré depuis janvier 2018 des mesures à caractère tarifaire en plus de la liste provisoire des produits interdits à l’importation.

Cependant, sur la base des requêtes d’entreprises industrielles plaidant pour la levée ou la suspension de l’importation de certains produits et matières premières, reçues par le ministère du Commerce, la Commission de sauvegarde de la production nationale a tenu depuis le début de l’année 2018 quatre réunions avec des filières industrielles.

Cette commission reçoit des requêtes soit pour élargir la liste des produits aux mesures de sauvegarde (suspension ou relèvement des droits de douanes ou soumission à la Taxe intérieure de consommation), soit pour la levée de l’interdiction à l’importation de certaines marchandises ou matières premières non produites localement ou insuffisamment produites en quantité ou fabriquées avec une qualité qui ne répond pas aux besoins des industriels.

C’est dans ce sens que les restrictions à l’importation avaient déjà été levées pour des produits et intrants classés dans 5 sous-positions tarifaires (plaques, feuilles, bandes, rubans, pellicules et autres formes plates, auto-adhésifs, en matière plastiques, sacs d’emballages pour produits alimentaires en polymères de l’éthylène, à l’exclusion des sacs aseptiques pour l’emballage des produits alimentaires, sachets…).

L’introduction de ces produits dans la liste initiale des produits suspendus à l’importation s’explique par le fait qu’ils relèvent d’une sous-position tarifaire qui rassemble à la fois des produits existant suffisamment sur le marché national et aussi ceux qui ne sont pas fabriqués localement ou insuffisamment produits. Mais il est arrivé que la mesure de suspension a touché tous les produits relevant d’une même sous-position tarifaire alors que cette interdiction à l’importation en ciblait un seul produit, et ce, du fait que le tarif douanier n’a que 10 chiffres et qui est donc incapable de contenir les détails des sous-produits.

Hamid Mecheri

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