Classée par l’institut fraser à la 156e place sur 159 pays: Liberté économique : l’Algérie à la traîne

En matière de réglementation du marché du crédit, du travail et des entreprises, l’Algérie est classée à la 149e place. Malgré le discours officiel plaidant pour l’amélioration du climat des affaires et les conditions d'accueil des investisseurs, l'Algérie demeure très en retard en matière de liberté économique. Cela a, encore une fois, été confirmé par le groupe de réflexion canadien, Fraser Institute, qui vient de rendre public son rapport annuel sur la liberté économique dans le monde Economic Freedom of The World.

Dans ce nouveau rapport, qui se penche sur l’année 2015, l’Algérie a perdu 5 places dans le classement où elle occupe la 156e place sur 159. En effet, avec un score de 4,84, l’Algérie fait juste un peu mieux que

3 pays, à savoir le Congo (4,81), la Centrafrique (4,62) et le Venezuela (2,92). L’Algérie est ainsi reléguée dans les profondeurs du classement. Même la Syrie et la Libye font mieux. Le rapport du think tank canadien mesure le degré selon lequel les

politiques et institutions des pays du monde soutiennent la liberté économique. Le but de cette étude est de déterminer à quel point les institutions politiques d'un pays correspondent à un idéal de gouvernement limité où l'État protège le droit de propriété et ne pourvoit qu'à un nombre limité de biens publics, tels que la défense et la stabilité de la monnaie. Cette dernière édition a relevé les principales lacunes du système économique algérien et les obstacles auxquels sont confrontés les opérateurs. Dans le détail, l’Algérie a obtenu un score de

4,84 points (156e place) dans ce classement et qui prend pour critères : la taille du gouvernement où l’Algérie a obtenue un score de 3,56 points (158e place), la structure juridique et la protection de la propriété privée notée à 4,55 points (99e place), l’accès à une monnaie stable évaluée à 6,85 points (138e place), la liberté des échanges commerciaux à l’international scorée à 4,01 points (157e place) et enfin, la réglementation du marché du crédit, du travail et des entreprises où l’Algérie a eu un score de 5,24 points (149e place).

En ne surclassant que trois pays (le Congo, la Centrafrique, le Venezuela), l’Algérie ferme le classement des pays arabes, dominé par les Émirats arabe unis (37e), la Jordanie (39e) et le Qatar (45e). La Tunisie et le Maroc qui occupent respectivement les 117e et 120e places surclassent largement l’Algérie. Sur le podium, on retrouve Hong-Kong qui arrive encore en première position, avec un score de 8,97 points contre 9,03 points une année auparavant, suivi de Singapour avec 8,81 points et de la Nouvelle-Zélande avec 8,48 points. Le mauvais classement de l’Algérie en termes de liberté économique illustre parfaitement l'état fragile de l'économie algérienne.

Cette dégradation n'est pas une surprise. De nombreux économistes ne cessent de pointer le doigt sur  l’hostilité de certaines lois et réglementations à la liberté d’investissement et du commerce qui sont à l'origine de l'effondrement de l'économie algérienne et qui grèvent le potentiel économique national d'évoluer et de se diversifier. Faisant allusion ainsi à la faible volonté des autorités à opérer des réformes et entamer la transition économique tant souhaitée pour se libérer de sa dépendance à la rente pétrolière. Ce classement de Fraser Institute, qui est une référence en matière d’analyses économiques, risque, sans aucun doute, d’accentuer la répulsion des investisseurs à l’endroit de notre pays.

Saïd Smati

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    • algerien75 dit:

      Bonjour, Fervent fan de l'Emission heddaf TV, je trouve scandaleux les interventions d'Ali Bencheikh à qui j'avais ...

    • ami dit:

      J'ai de l'estime pour le journal Liberté (pour son histoire surtout). Cependant, cet article n'est pas du journalisme....

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