Selon le ministre de l’habitat
«Les impôts immobiliers connaîtront une augmentation»
Le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Noureddine Moussa, a organisé, en collaboration avec la Fédération nationale des agences immobilières (FNAI), un colloque portant sur la modernisation du métier d’agent immobilier, à l’Institut supérieur de gestion et de planification (ISGP), de Bordj El-Kiffan.
12 Mai 2008, L'Authentique
Le premier responsable de l’habitat a annoncé que, prochainement, sera présenté à l’Assemblée populaire nationale (APN), un projet de loi relatif à l'activité des agents de l’immobilier, conjointement avec le ministère du Commerce.
En outre, M. Moussa a déclaré que «l’agent immobilier reste un commerçant, accompagné de son registre du commerce, qui établit des liens entre le vendeur d’un bien immobilier, avec de potentiels clients». Ainsi, «la réglementation, a précisé le ministre, entre dans le cadre de la lutte contre les agents informels où smasria».
Ledit projet, est-il souligné, prévoit d’octroyer des agréments aux professionnels du secteur, selon des critères de formation ou d’expérience de professionnalisme est recommandé, dans le parfait respects de la déontologie, sous crainte de voir l’agrément retiré.
Dans le même ordre d’idées, le conférencier a mis en relief l’existence de la sous-location des logements sociaux et AADL, tout en rappelant que «la justice condamne de telles pratiques». Par ailleurs, l’intervenant a estimé que le prix de l’immobilier en Algérie répond à la loi de l’offre et de la demande, soulignant, cependant, qu’«actuellement, le secteur connaît des fluctuations».
S’agissant des fausses déclarations d’impôts, Moussa a précisé que «la loi prévoit de réprimer sévèrement les contrevenants et ce, pour permettre un redressement fiscal». Se montrant plus explicite, il a souligné que «les impôts connaîtront toujours des augmentations».De son côté, le vice-président de la FNAI, M. Abdelhalim Aouidet, a affirmé qu’«il n’existe nullement de solutions radicales, pour mettre fin aux activités des agents informels».
En revanche, a-t-il ajouté, «il est utile de les intégrer dans le nouveau dispositif».Commentant la situation du difficile accès des Algériens au logement, le représentant de l’Association pense que «vu les prix exorbitants, le meilleur moyen de réguler le marché, consiste à investir davantage dans le logement locatif».Enfin, selon M. Aouidet, «l’inflation immobilière actuelle, n’est pas en conformité avec le pouvoir d’achat du citoyen», une inflation évaluée à 130 %
M. B.
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