Le patronat interpelle Belkhadem sur le pacte économique et social, «Le gouvernement n’a pas tenu ses engagements»

Le patronat interpelle Belkhadem sur le pacte économique et social

«Le gouvernement n’a pas tenu ses engagements»

Pour le représentant des patrons, la mise en œuvre du Pacte économique et social s’est arrêtée au stade des bonnes intentions puisque la mise en place du comité d’évaluation et de suivi n’a pas vu le jour.

29 Mars 2008,   Le Midi Libre

Les engagements pris par le gouvernement dans le cadre du pacte économique et social n’ont pas été tenus, notamment en ce qui concerne la mise à niveau des entreprises, l’emprise de l’informel ou encore l’offre en matière de foncier industriel.

C’est du moins ce qui ressort de l’intervention de M. Naït Abdelaziz, président de la Confédération nationale du patronat algérien (CNPA) lors de son intervention jeudi dernier sur les ondes de la chaîne III.

Selon lui, «il faut passer à un échelon supérieur et dépasser le stade des intentions de manière à mettre en œuvre toutes les dispositions contenues dans les termes du pacte économique et social». Pour le représentant des patrons, la mise en œuvre du Pacte économique et social s’est arrêtée au stade des bonnes intentions puisque la mise en place du comité d’évaluation et de suivi n’a pas vu le jour.

«Cela fait un an et demi que nous attendons la mise en place de l’évaluation de la situation. Nous constatons que le gouvernement n’a pas tenu ses engagements notamment au sujet de la réunion de la tripartite gouvernement-patronat-UGTA qui doit se tenir mensuellement pour régler certains problèmes socio-économiques qui se posent actuellement comme la détérioration du pouvoir d’achat, l’envolée des prix.

On ne va pas attendre quatre ans pour se réunir alors qu’il y a le feu à la baraque !», martèle-t-il. «Il y a des choses à revoir dans ce pacte», ajoute-il, accusant le gouvernement de laisser sur le ban le patronat concernant les décisions importantes ayant trait à la gestion de certains dossiers.

Rappelons que le président du Forum des chefs d’entreprise (FCE), M. Hamiani, avait critiqué le gouvernement la semaine dernière lors d’un passage à la radio où il avait dressé un sévère réquisitoire centre la gestion de la politique économique. Il avait par la même occasion relevé la volonté du gouvernement d’écarter le patronat dans le suivi de certains dossiers.

Revenant sur les engagements du gouvernement, M. Naït Abdelaziz insiste sur le point nodal de ce pacte qui est la mise à niveau des entreprises. «La mise à niveau des entreprises telle qu’elle est menée actuellement pose problème.

Il y a un dysfonctionnement et un chevauchement entre plusieurs intervenants». L’orateur fait référence au programme de mise à niveau inscrit dans le cadre du ministère de la PME et de l’Artisanat, du programme MEDA ou encore celui du ministère de l’Industrie et de la Promotion de l’investissement.

Il a ajouté à ce propos que «chacun voit la mise à niveau à sa manière et chaque partie veut récupérer ce dossier», a-t-il fait remarquer avant d’indiquer que les opérations de mise à niveau doivent se faire dans une structure unique.

L’invité de la radio a également relevé dans le sillage de son intervention d’autres points inscrits dans le pacte économique et social et qui n’ont pas été tenus, à l’image de l’amélioration de l’offre en matière de foncier industriel ou encore la bonification du taux d’intérêt pour les entreprises qui consentent des investissements à l’intérieur du pays ou encore l’encouragement et la promotion de la recherche et du développement au service de l’entreprise.

Mounir Cheriffa

Presse-dz

© 2008 Presse-dz | www.presse-dz.com