L’Etat veut réhabiliter les élus
Zerhouni augmente les indemnités des maires
Un grand acquis profite aux 1 541 maires d’Algérie. L’Etat veut réhabiliter l’élu. Et le plus court chemin est de passer immanquablement par le «salaire» de celui-ci.
24 Mars 2008, Le jour d'Algérie
Oui, décidément les P/APC (et éventuellement les vice-présidents) coûteront plus chers désormais au contribuable et vaudront chers aux yeux des électeurs qui les ont choisis. Ils seront enfin bien payés pour services rendus à la communauté. La décision est prise par le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales.
Intervenant à l’occasion du coup d’envoi de la formation pédagogique des maires de la région du centre, M. Zerhouni a fait savoir hier à Ksar El Boukhari dans la wilaya de Médéa que «les indemnités des élus locaux permanents seront augmentées de façon honorable».
Ces indemnités, indiquera Noureddine Zerhouni, seront hissées à un niveau honorable qui permettra à l’élu de se consacrer pleinement à l’exercice de ses missions principales. «Tous les moyens seront mis à contribution pour la réussite de leur mission», a-t-il indiqué lors de la tenue d’un cycle de formation au profit des présidents d’Assemblées populaire communale (P/APC).
Cette mise à niveau s’avère, selon le ministre d’Etat, nécessaire pour accompagner les efforts destinés à crédibiliser l’élu en tant que représentant du peuple, a-t-on indiqué au MICL. Selon un haut responsable, «ces revalorisations salariales visent aussi à mettre l’élu à l’abri d’éventuelles tentations».
Rappelons que le décret exécutif de 1991, modifié en 1998, relatif aux indemnités des élus locaux «n’est plus adapté à la réalité socioéconomique de l’élu et n’a pas suivi les augmentations successives des salaires en Algérie», a-t-il poursuivi. Ces honoraires répondent à juste titre à une pressante demande que les pouvoirs publics ont longtemps différée.
Cette offre suggère donc un statut de l’élu qui devrait enrichir le code communal et de wilaya appelé à subir une profonde révision. Seulement, les partis qui vont certainement se réjouir de cette offre attendent d’autres propositions politiques qui concernent cette fois la réhabilitation des prérogatives.
Notons que ces changements s’inscrivent dans le sillage des réformes des structures de l’Etat dont le maire en est un, à la fois le symbole et le représentant des citoyens, voire le premier interlocuteur de la commune avec l’administration nationale ou les autorités étrangères lors des visites officielles dans le cadre d’échanges ou de signature d’accord de protocole de coopération et de jumelage.
Avec cette batterie d’innovations, le MICL s’achemine manifestement, de par le souci de l’amélioration du service public, à exiger l’obligation de résultats.
Le cycle de formation initié par le ministère l’Intérieur et des Collectivités locales au profit des P/APC visant une remise à niveau des P/APC dans le domaine managérial, relationnel et planification, se poursuivra jusqu’au 12 juin prochain.
Parallèlement, la formation est assurée en continu dans des centres de l’UFC au niveau d’Alger, Batna, Tiaret, Sétif, Annaba, Ouargla et Oran.
F. O.
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