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L’importation fait des ravages, Des produits asiatiques dangereux sur le marché

L’importation fait des ravages Des produits asiatiques dangereux sur le marché

«Nous avons constaté que 60% des produits importés d’Asie ne sont pas conformes. Nous les refoulons systématiquement et les importateurs sont naturellement contraints de chercher des produits de meilleure qualité», a indiqué, hier, une source du ministère du Commerce.

09 Avril 2009,   La voix de l'Oranie
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«Cela a été rendu possible grâce aux prélèvements d’échantillons sur les produits importés, effectués systématiquement depuis 2007, aux fins de procéder à des contrôles, les analyses se faisant dans des laboratoires spécialisés», explique notre source.

«Bien évidemment, la plupart des produits contrefaits et de piètre qualité, mettant en danger la santé et la sécurité du consommateur, sont écoulés essentiellement sur le marché parallèle, vendus à bas prix», indique encore notre interlocuteur qui ne donne pas de chiffres précis sur les quantités entrées dans le pays.

Le marché algérien devient ainsi un véritable déversoir des produits asiatiques non conformes et mettant en danger la sécurité du citoyen. «Où donc sont ceux censés nous en préserver?», lance S. Boualem, médecin à Oran, qui était invité à donner son avis sur la question.

Un agent de la DCP d’Oran, interrogé également sur la question, estimera que «la dégradation des conditions de vie du citoyen et le peu d’issues possibles qui lui sont offertes ne sont pas étrangers à la ruée des consommateurs sur ce genre de produits, même au péril de leur santé».

Notre interlocuteur du ministère du Commerce précise, toujours dans le contexte, que «la plupart des produits industriels non conformes à la réglementation et qui mettent en danger la santé du citoyen proviennent d’Asie, tout particulièrement de Chine».

Mais comment lutter contre ce fléau? «Les services du ministère du Commerce et le laboratoire national de contrôle de la qualité et de la répression des fraudes ont mis en place un système de contrôle des produits industriels, il y a près de deux ans au niveau des frontières», répond notre source.

Ce qui, apparemment, est insuffisant puisque les produits en question continuent d’inonder le marché national. L’autre constat relevé, selon la même source, est que «la plupart des importateurs ne savent pas si les produits qu’ils importent sont conformes ou pas».

Alors quelle précaution prendre? «Pour le consommateur, il faut s’assurer de la présence d’une adresse de l’importateur et de la raison sociale. A défaut, il devra s’abstenir d’acheter le produit», fait-on remarquer.

Par ailleurs, et pour limiter la quantité de produits importés, il y a création de 19 inspections aux frontières et la réalisation de deux nouveaux laboratoires pour prendre en charge l’aspect analytique.

«Nous prévoyons également la construction d’un laboratoire national des produits industriels qui sera achevé en 2011, et celui-là sera le premier en Afrique», a précisé notre source.

«Il va prendre en charge les produits industriels, les robinets, les produits en cuir et les textiles, les pièces détachées et le rond à béton», précise-t-elle en annonçant qu’il y a eu, en matière d’échantillons traités, 14.110 en 2007 et 15.000 en 2008 avec près de 4.000 infractions relevées.

Tahar A.O.