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La réhabilitation du bati colonial sur le vieux rocher, Une 'vieille' histoire qui perdure...

La réhabilitation du bati colonial sur le vieux rocher Une "vieille" histoire qui perdure...

Cinq mille logements dont deux mille au niveau de la wilaya d'Alger seront distribués au courant du premier trimestre de l'année en cours.

21 Février 2009,   El Acil
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Au delà de ces "redondances" toutes circonstancielles, de ces opérations de ravalement des façades soumises à des rendez-vous ouvertement préannoncés (suivez notre regard), accomplies notamment sous l'égide de l'organisme qui détient les prérogatives ad hoc, les leviers de commande, les mécanismes de rigueur dans ce registre spécifique à la gestion globale de l'immobilier, en l'occurrence l'O.P.G.I, "c'est surtout ce travail de sape qui consiste tout particulièrement à réhabiliter de l'intérieur ces divers immeubles datant de l'époque coloniale qui pose toujours problème."

Pour reprendre telle quelle cette affirmation fortement "appuyée" perpétuellement mise de l'avant de la bouche de plusieurs spécialistes de la question.

Des experts ès-qualité, urbanistes et autres architectes de leur état qui voient là la seule manière probante afin d'entretenir toujours davantage la durée de vie des constructions en question.

Ainsi que celle d'ailleurs de ces nombreux locataires qui assistent, dans l'impuissance, à la dégradation de leur cadre du bâti "de plus en plus visible à l'oeil nu" prend-t-on parallèlement le soin de préciser à ce propre égard.

Cages d'escalier en bien piteux état, plafonds soumis sans cesse à de nombreuses infiltrations des eaux pluviales, terrasses communes ouvertement lézardées et autres anachronismes avérés en rapport notamment avec ces caves perpétuellement inondées et dans lesquelles foisonneraient les inévitables rongeurs tant honnis selon les assertions des mêmes milieux cités précédemment, des rats qui ne prendraient même plus la peine d'éviter de monter à la surface (c'est vraiment le cas de le dire en pareille circonstance) de jour.

La nuit étant, tout naturellement, leur période de prédilection. "Disputant à des chats de plus en plus apprivoisés par tant de hargne les résidus alimentaires provenant des ménages des uns et ceux des autres" n'omet-on point de digresser dans le même sillage.

"Nous n'avons eu de cesse de saisir qui de droit par le biais de moult correspondances afin que l'on soit débarrassé définitivement de ce genre de vermine fort préjudiciable qui représente comme tout un chacun sait un terreau incontestable des pires épidémies.

En vain jusqu'ici. Sachant que l'on doit toujours nous référer à l'organisme propriétaire de nos immeubles pour la moindre prise d'initiative.L'état d'esprit de nos congénères étant ce qu'il est.

Un aval incontournable provenant de l' autorité de régulation sans qui rien ne peut véritablement se faire" nous a adjoint un groupe de locataires résidant au niveau des bâtiments sis à la Cité LOUCIF dite du Bas, ex-Gaillard.

Un conglomérat urbain qui fut jadis, à l'instar d'ailleurs de beaucoup d'autres qu'ils soient de conception plus ancienne ou celle relevant de l'époque post-indépendance, un authentique quartier résidentiel.

Depuis, du moins s'agissant d'une écrasante majorité, partis à vau-l'eau. En raison notamment de cette absence chronique d'entretien. Un véritable talon d'Achille dans notre pays et qui intéresse de nombreux autres secteurs.

Exception faite de quelques immeubles du centre administratif ou commercial de la ville des ponts, où ladite réhabilitation, cette même réhomologation de circonstance a été accomplie dans les normes durant ces quelques années précédentes, tous les autres quartiers persistent de voir leur bâti antique érigé pendant l'ère coloniale perdre de plus en plus son aura d'antan.

Et surtout son âme. Pour ne point dire son esprit tout empreint de convivialité et de douceur de vivre. Nostalgie du temps passé que tous les vieux habitants de ce genre de quartiers disent ne plus reconnaître.

Quoi qu'il en soit, il reste que le seul bâti relevant de la même classification qui arrive à tirer les marrons du feu demeure celui appartenant à la sphère du privé.  Plus entreprenant puisqu'il y va de la pérennité de son propre capital patrimonial. Ad vitam aeternam.

L'autre, collectif, communautaire, celui que l'on taxait par le passé de "bien vacant" tente encore et toujours de résister, de lutter aux effets  induits par la patine du temps.

Il faut en outre bien savoir rappeler à la fin que l'antique Cirta ne détient absolument aucune sorte d'exclusivité dans ce domaine là.

Alger, Oran et dans une moindre mesure Annaba, pour ne s'en tenir qu'à ce trio de mégalopoles où l'on retrouve le plus ce genre de phénomène, dans lesquelles la foire aux empoignes reste de rigueur concernant ledit chapitre, dépassent en terme d'envergure ce que vit la cité plus que deux fois millénaire.

Nasser Foura