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Le vrai faux suspense est levé, Louisa Hanoune candidate

Le vrai faux suspense est levé Louisa Hanoune candidate

Dans sa déclaration de candidature qui s’apparente à un discours programme électoral, la secrétaire générale du PT a avoué d’emblée que « c’est une lourde responsabilité » et que « la bataille est très difficile »

21 Février 2009,   Le Midi Libre
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Le suspense sur la candidature de la secrétaire générale du Parti des Travailleurs, Louisa Hanoune, a été levé, hier, à la salle Atlas (Alger), qui s’est parée pour la circonstance de ses plus beaux atours.

Une cérémonie solennelle à la mesure de l’évènement. Une foule des grands jours, des jeunes et moins jeunes et une présence féminine remarquée et remarquable occupaient les estrades de l’immense salle du quartier de Bab El Oued.

Elle a été longue à se dessiner, la participation du PT à l’élection présidentielle du 9 avril prochain. Une session du comité central, ouverte non stop, du 9 au 19 du mois courant, des réunions élargies aux membres du Conseil national et des 48 bureaux de wilayas, ont abouti à la désignation de Louisa Hanoune, candidate du parti à la prochaine élection présidentielle.

Dans sa déclaration de candidature qui s’apparente à un discours programme électoral, la secrétaire générale du PT a avoué d’emblée que « c’est une lourde responsabilité » et que « la bataille est très difficile », soulignant que sa formation «  a les capacités de relever le défi ».

Rupture et vrai changement ont été les maîtres mots qui sont revenu plusieurs fois dans son intervention. Rupture avec les politiques et les réformes suivies jusque là et vrai changement dans la conduite et la gestion des affaires de la collectivité nationale.

Elle prône l’option « socialiste » comme alternative au capitalisme et à la mondialisation, qui selon elle, ont fait faillite et ne répondent pas aux aspirations des peuples.

Toujours incisive, maîtrisant à merveille l’art de la rhétorique, la première responsable du PT se dit satisfaite et fière d’avoir contribué aux dernières mesures décisions prises par le gouvernement pour apaiser le front social et protéger l’économie nationale, avant la tenue de la prochaine consultation populaire, regrettant cependant la persistance « du bicéphalisme » au sommet de l’Etat.

Elle dénonce « la criminalisation du phénomène des harragas, un fait qu’elle assimile « à de la provocation». Il faut arrêter la politique d’un pas en avant et deux pas en arrière », s’est-elle, exclamée.

Sa participation à l’élection présidentielle, elle la justifie par son souci de lutter contre « le découragement » qui s’est incrusté au sein de la population et participer à combattre le  «désespoir » qui a gagné de larges couches de la société. Pour elle ne saurait y avoir « de neutralité », par rapport à  cette cruciale échéance électorale , «ne serais-ce que pour lutter contre les atteintes à l’économie nationale et contre ceux qui ne veulent pas d’un retour à la paix ».

Quand il y a une volonté, il peut y avoir des solutions, a-t-elle affirmé, déclinant une série de propositions qu’elle s’engage de mettre en pratique si elle est élue à la magistrature suprême, et dont les grands axes s’articuleront autour de la construction d’une économie totalement indépendante des contingences interne et externe, la préservation des droits sociaux des citoyens, la révision des politiques des réformes et des accords d’association, la lutte contre le chômage et la consécration de l’équité entre les Algériens (hommes et femmes), la consécration de la langue Amazighe comme seconde langue nationale après la langue Arabe, et le droit de vote pour les citoyens âgés de 16 ans.

Optimiste sur ses chances, Louisa Hanoune, n’en a pas fait mystère, convaincue que « ses racines populaires », plaident en sa faveur.

S. Belhocine