Fraude dans le logement social Trouver les mesures dissuasives
La sous-location est un problème qui nécessite une solution. Si le fichier national a pu résoudre le problème de l’attribution frauduleuse de logements, il convient de mettre en place d’autres mécanismes en mesure de résoudre les autres problèmes.
Sous-location, immeubles vides et fraude dans l‘attribution c‘est l‘idée qu‘ont beaucoup de citoyens du logement social en Algérie. Réalité ou rumeur, il est difficile d‘y répondre.
Si la fraude dans l‘attribution de ces logements a été, apparemment, résolue avec la mise en œuvre du fichier national du logement (lire notre entretien) d‘autre pratiques frauduleuses appellent l‘intervention de l‘Etat pour y mettre fin.
Parmi toutes ces pratiques dans le domaine de l‘immobilier, on peut citer le cas des immeubles vides qui suscite le plus l‘irritation chez les citoyens qui ont besoin d‘un toit. « Les logements sont là, les demandeurs sont là, qu‘est-ce qu‘ils attendent pour les distribuer » s‘est exclamé un jeune père de famille, demandeur de logement.
Sur ce volet, le sous-directeur des aides publiques et de la promotion immobilière, Yazid Hadj Lazib, a indiqué que le taux des logements vides a nettement diminué ces dernières années. En 2004, le taux des logements non attribués a atteint 90% selon M. Hadj Lazib. «Il y a eu des logements qui ont été achevés en 2000/2001 et qui,en 2004, n‘ont pas encore été attribués» a affirmé ce même responsable.
«Aujourd‘hui, le nombre tourne autour de 20.000 logements seulement» a-t-il ajouté. Ces 20.000 logements constituent un stock roulant. «Les logements sont attribués en général un trimestre après leur réalisation» a-t-il assuré.
La sous-location est un problème qui nécessite une solution. Tandis que la loi interdit la vente ou la location d‘un logement social, cette pratique est là au su et au vu de tout le monde. Même les agences immobilières proposent ouvertement ce genre de services.
Si le fichier national a pu résoudre le problème de l‘attribution frauduleuse de logements, il convient de mettre en place d‘autres mécanismes en mesure de résoudre les autres problèmes.
Une fois attribué, le logement social doit être suivi pour que les bénéficiaires n‘en fassent pas un usage qui ne lui est pas destiné. La promulgation de nouvelles lois susceptibles de mettre de l‘ordre dans ce secteur s‘avère nécessaire selon les spécialistes.
« Il n‘existe justement pas de mesure dissuasive sur ce volet » a estimé un spécialiste. Comme le fichier national a bien pu dissuader les gens à ne pas présenter de demandes illégales, il serait possible d‘inventer d‘autres mécanismes pour arrêter la vente illégale et la sous-location des logements sociaux et la lenteur de leur distribution.
L .B.





