Le mildiou menace de nouveau la production de pommes de terre Le ministère de l’Agriculture tire la sonnette d’alarme
Le ministère de l’Agriculture vient de tirer la sonnette d’alarme sur la maladie du mildiou qui peut affecter la production de l’arrière-saison. Le ministère met en avant les conditions climatiques enregistrées ces derniers jours dans plusieurs wilayas, notamment les zones de production de pommes de terre de l’arrière-saison.
Pour ce faire, le département de M. Benaïssa recommande aux agriculteurs d’être vigilants et de procéder aux traitements chimiques préventifs avec les produits phytosanitaires appropriés.
En donnant l’alerte sur la possibilité de l’apparition et les traitements de prévention, les pouvoirs publics veulent éviter la reproduction de ce qui est arrivé l’année dernière quand le parasite s’est propagé, causant la perte de milliers de tonnes du produit.
Les avertissements sur le risque de propagation du mildiou étaient arrivés trop tard, selon des cadres du secteur de l’agriculture.
Le mildiou se propageant à une vitesse vertigineuse, les traitements curatifs n’avaient pas suffi malgré le travail réalisé après que l’alerte eut été donnée. A cela s’ajoute le manque de formation des agriculteurs dans l’utilisation des insecticides. La prévention est le meilleur des remèdes pour empêcher l’apparition de la maladie qui détruit les feuilles du plant de pomme de terre, selon les spécialistes.
Ainsi, la bonne pluviosité, suivie par la chaleur, provoquant un taux d’humidité élevé avec une température comprise entre 10 et 25°C, favorise le développement rapide du mildiou. «Une succession de périodes humides et assez chaudes, à caractère orageux, favorise le développement et la propagation de la maladie», souligne-t-on.
«Une fois le champignon apparu, seules la sécheresse persistante et des températures avoisinant 30°C peuvent le détruire car il se propage sans donner le temps aux agriculteurs d’éviter de graves incidences sur le rendement de leurs champs», estime-t-on encore.
L’année dernière, certaines wilayas affectées par le mildiou avaient été déclarées sinistrées à l’instar de Chlef et d’Aïn Defla. Cette dernière qui couvre 40 % des besoins de consommation nationale avait enregistré des pertes évaluées à 150 milliards de centimes.
Ainsi, une baisse de l’offre engendrée par le parasite a causé d’énormes pertes devenant l’un des facteurs qui avaient affecté les prix de ce produit de base l’année dernière et engendré une hausse des prix qui avaient dépassé 100 DA le kg. Pour rappel, le marché de cette filière a connu des perturbations continues ces dernières années.
Après un manque de production, l’année dernière, une surproduction a été enregistrée cette année. Pour y faire face, la tutelle avait créé un stock national stratégique en conservant les quantités excédentaires.
N. B.





