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Rapport américain sur la liberté de culte en Algérie, Ksentini fustige l’Amérique

Rapport américain sur la liberté de culte en Algérie Ksentini fustige l’Amérique

Le président de la Commission nationale de promotion et de protection des droits de l’homme, Farouk Ksentini, a jugé disproportionné et non dénué d’arrièrepensées politiques, le rapport annuel du département d’Etat américain sur le culte en Algérie, rendu public récemment.

22 Septembre 2008,   Le Courrier d'Algérie
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«Ce rapport n’est pas totalement objectif et cache des arrière-pensées politiques», a dit hier, à la radio, Ksentini, en réaction à la publication de ce document qui épingle l’Algérie et d’autres pays arabes sur cette question.

Pour le défenseur des droits de l’homme, par ce genre de rapport, on cherche à nuire à notre pays et à d’autres comme la Chine où les droits de l’homme tels qu’ils sont décrits, ne sont pas la réalité.

Dans ce rapport, le département d’Etat américain a été très sévère avec l’Algérie. En effet, le statut des libertés religieuses en Algérie a connu «un déclin», selon ce rapport, pour lequel la loi en la matière de février denier, «renforce les restrictions sur la pratique des religions non musulmanes».

Dans ce document, il est rappelé que des responsables américains, notamment l’ambassadeur itinérant ont fait part à de hauts responsables algériens, de «leurs préoccupations au sujet d’actes de discrimination religieuse». Il s’agit selon le rapport de «la fermeture d’églises», que le gouvernement algérien juge sans statut juridique faute d’inscription.

«De nombreux groupes chrétiens ont, toutefois, indiqué qu’ils avaient tenté à plusieurs reprises de s’enregistrer mais ont échoué, face à un manque d’information et à une bureaucratie d’autorités locales, mal informées sur la manière de traiter les demandes faites conformément à l’ordonnance», comme écrit dans le rapport.

Il y est rappelé que «le ministère algérien de l’Intérieur a le pouvoir exclusif d’accorder les droits d’association à des groupes religieux ou non-religieux», relavant des «difficultés rencontrées par les groupes religieux pour obtenir le statut juridique qui sont les mêmes que celles vécues par des groupes non-religieux de la société civile, des ONG et bien d’autres».

Apparemment bien informés, les rédacteurs du rapport ont affirmé que «la Commission nationale pour les services religieux non-musulmans, créée pour réglementer le processus d’enregistrement prévu par l’ordonnance 06-03, ne s’est jamais réunie», estimant que cette situation donne la preuve de la négligence et de la contribution du gouvernement à l’absence d’un système administratif pour mettre en oeuvre l’ordonnance ».

Le document accuse même la presse algérienne de publier des articles antisémites. Pour Ksentini, tout cela relève de la manipulation politique.

A. H.