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Le montant des crédits aux particuliers atteint 210 milliards de dinars, Le crédit à la consommation sous surveillance

Le montant des crédits aux particuliers atteint 210 milliards de dinars Le crédit à la consommation sous surveillance

Le surendettement, une hantise des gouvernements quant on sait les conséquences qui en découlent. La preuve ? La situation des marchés financiers internationaux ébranlés ces derrières semaines par la faillite des banques américaines.

22 Septembre 2008,   Le Maghreb
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Y a-t-il risque de contamination ou d'effet boule de neige, notamment pour nos banques ? Le délégué général de l'Association des banques et établissements financiers (ABEF) rassure "nous sommes loin des fortes spéculations et des crédits immobiliers mal maîtrisés comme c'est le cas aux Etats-Unis et notre situation n'est pas similaire à ce pays ni sur la plan de la spéculation ni sur les pratiques de crédits".

Abderrahmane Ben Khalfa, invité, hier, de la radio Chaîne III, a souligné que "le crédit aux particuliers est un segment naissant en Algérie et ne représente que 8 à 10% du portefeuille  des banques, soit 210 milliards de dinars sur 2 300 milliards d'engagements et de crédits à l'économie".

Le délégué de l'ABEF a détaillé ces crédits en affirmant que "140 milliards sur le montant global est destiné à l'immobilier et le reste est affecté aux biens d'importation".

Concernant le niveau des crédits non remboursés, Abderrahmane Ben Khalfa a précisé que "le niveau des défaillances n'est pas préoccupant car il ne représente que 4% du volume global des crédits". Un taux satisfaisant, a-t-il ajouté car "il y a des garanties sur crédits et les risques sont localisés, donc pas de crainte de tomber dans un engrenage comme aux USA".

Mais cela  ne doit pas laisser les responsables sans prendre de précautions. L'une d'elle est de pouvoir "inculquer au client la culture de l'endettement mais surtout l'anticipation des risques de la part des établissements".

Il avertit au passage que "si le crédit n'est pas maîtrisé, il peut se transformer en surendettement et entraîner  le client dans un cercle vicieux". Ben Khalfa rappelle aux clients un principe qu'il faudrait prendre en compte.

"Un crédit à la consommation ne doit jamais neutraliser plus de 40% du revenu du client", a indiqué  Ben Khalfa.Une culture qu'il faudrait vulgariser, mais au plan des instruments, la Banque centrale a prévu une mesure  à mettre en place prochainement.

Il s'agit, selon le délégué de l'ABEF, "d'une centrale de risques qui sera opérationnelle dès l'annéeprochaine". Ce nouvel instrument, qui concernera toutes les banques et établissements financiers, aura pour principale mission "la vérification du niveau d'endettement des ménages et éviter tout surendettement".

Ainsi est-il prévu, de répertorier tous les crédits suivant "des règles d'accès établies comme la préservation des données individuelles". Actuellement, a fait savoir le délégué de l'ABEF "toutes les banques disposent d'une centrale interne qui fonctionne dans ce sens".

Abdelghani M


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