Une vingtaine de blessés dont 7 grièvement touchés à Douar Rouachdia Encore une explosion sur un gazoduc à Zemmora
Une semaine, jour pour jour, après l’explosion survenue sur un gazoduc de Sonatrach traversant le douar M’Sabhia relevant de Zemmora dans la wilaya de Relizane, une autre a secoué la même région.
Le bruit assourdissant de la déflagration a été entendu très tôt hier, plus exactement à 3H15 du matin, dans un rayon de 20 kilomètres soutient-on, tirant ainsi de leurs lits les habitants de cette partie de la wilaya encore sous le choc de l’explosion qui avait fait 31 blessés la semaine dernière.
L’explosion d’hier qui a eu lieu au Douar Rouachdia a provoqué un gigantesque incendie dont les flammes étaient visibles de très loin, faisant en plus des dégâts matériels une vingtaine de blessés dont 7 jugés dans un état grave.
Une panique générale s’est emparée des habitants -notamment les personnes âgées et les hypertendus- du douar, situé non loin du lieu de la première explosion, et les éléments de la Protection civile se sont rendus promptement sur les lieux pour évacuer les blessés vers la polyclinique de Zemmora et l’hôpital Mohamed Boudiaf de Relizane.
Quant à l’équipe d’intervention de Sonatrach, dépêchée sur les lieux, il lui a fallu une heure pour venir à bout des flammes. Parallèlement, les éléments de la gendarmerie nationale ont ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de cette explosion.
Toutefois, certaines sources avancent déjà que l’explosion serait due à la corrosion du gazoduc de 42 pouces. «Il a cédé sous la pression du gaz», souligne-t-on.
Ces explications seraient-elles avancées sur la base d’éléments contenus dans le rapport de Sonatrach concernant la dernière explosion? Motus et bouche cousue! Le seul fait à souligner est que cet autre incident relance la polémique sur la sécurité des installations gazières implantées dans des zones habitées.
Et d’aucuns font remarquer que de nombreuses maisons sont érigées au-dessus des gazoducs. Il s’agit de constructions évidemment illicites que l’Etat se doit d’éradiquer.
Mahi Ahmed





