Les prix des produits dits «sucrés» ont augmenté suivant la tendance du prix du sucre. Cette hausse risque de se généraliser à l’approche du mois sacré Produits sucrés, prix amers !
Les prix de certains produits de première nécessité (alimentaires) ont connu une forte hausse depuis presque un mois, particulièrement les produits intégrant le sucre dans leur fabrication.
En effet, de nouvelles valeurs s’affichent dans les magasins et seuls les grossistes sont d’accord pour des prix fixes, ce qui n’est pas le cas des détaillants dont les cours varient d’un magasin à l’autre.
Principal moteur de cette tendance haussière, le sucre dont le kilo vaut entre 70 et 75 dinars chez le détaillant. Son prix de gros varie entre 52 dinars jusqu’à 58 dinars, selon la date du stock, expliquent les vendeurs.
Le sac de 50 kilogrammes de sucre qui coûtait il y a un mois, entre 2.200 dinars et 2.214 dinars, se situe aujourd’hui, chez les grossistes, dans une fourchette de 2.800 à 2.850 dinars.
Cette hausse du prix du sucre a provoqué, par conséquent, une hausse des prix des produits sucrés. Premier indice, le sucre converti (alternant le miel) dont le pot de cinq kg coûte aujourd’hui plus de 480 dinars, alors qu’il était de 440 dinars, il y moins d’un mois.
Mais la hausse la plus ressentie, après celle du sucre, est celle des boissons gazeuses dont les prix sont d’une volatilité inexpliquée, en raison du fait que certains produits chez les détaillants, ont dépassé la marge de hausse prévue et indexée à la majoration du sucre.
Par exemple, le litre de deux marques «Top of mind», a augmenté de cinq dinars, selon les grossistes, alors que certains détaillants se permettent d’ajouter cinq autres petits dinars.
Pour une eau fruitée qui coûtait entre quarante-cinq et cinquante dinars, son prix se situe aujourd’hui à plus de soixante-cinq dinars, alors que les grossistes affichent le prix de 58 dinars le litre, pour une marque répandue. Les jus joignent cette liste et la hausse se fait ressentir encore plus dans les communes relativement éloignées.
Quant aux produits laitiers, il serait normal d’avoir une hausse considérable pour les dérivés, étant donné que le sucre est une des plus importantes composantes du yaourt, par exemple.
Cependant, certains vendeurs ont rassuré que la hausse n’interviendra pas pour le moment, s’appuyant sur les propos de leurs fournisseurs.
Et c’est justement ce qui nous a été expliqué par un travailleur dans un atelier de fabrication de produits laitiers, qui a confié que «l’impact du prix du sucre a pu être amorti avec la réduction de certains autres composants entrant dans la fabrication du dérivé laitier, en plus du sucre».
Interrogé sur le respect de la qualité et du risque encouru avec cette manipulation, il rassurera que «la qualité reste aussi «meilleure» qu’il y a quinze jours et qu’au vu de la loi, il s’agit d’une amélioration de la recette, en ajoutant que l’image de marque des producteurs n’a pas de prix, ces derniers ayant tissé des noms pour se frayer une place sur le marché».
Par ailleurs, d’autres produits ont connu une hausse comme les fruits secs, les fruits séchés ainsi que certains produits comme les arômes et les colorants, destinés particulièrement à la préparation des gâteaux. Mais cette augmentation reste circonspecte.
En gros, si cette tendance à la hausse reste maintenue, l’on prévoit un crescendo généralisé pour les autres produits alimentaires, notamment à l’approche du mois de Ramadhan où la consommation est appelée à doubler et les ménages achèteront énormément de produits entrant dans la préparation de gâteaux.
R.Benchikh





