Renouvellement des structures à l’APN Les députés s’agitent sur fond de divisions
C’est l’alerte au sein des groupes parlementaires qui vivent une agitation qui en dit long sur l’ambiance qui y prévaut.
Et pour cause, le renouvellement des structures à l’APN fait beaucoup parler les députés qui veulent s’investir dans les rouages parlementaires. Hormis le PT, le MSP et à un degré moindre le FNA (encore indécis), c’est la grande course au RND, FLN, RCD et chez les indépendants. Ces partis ont décidé d’envoyer aux urnes les représentants du peuple pour s’adjuger le siège de vice-président au bureau de l’APN, présidents de commissions et autres postes qui leur sont attachés.
En effet, sortant d’un congrès avec les coudées franches, le président du MSP ne va certainement pas laisser de place aux membres de son opposition.
Le «toilettage» ne va pas épargner les derniers bastions de la résistance pro Menasra. Habitué à la logique de la cooptation, Soltani va quelque peu déroger à la règle, puisqu’il pèsera de tout son poids pour désigner les députés qui lui sont fidèles aux premières loges du groupe parlementaire de son parti. Imité par le PT et le FNA, les leaders des deux partis vont procéder, comme à leur accoutumée, à la nomination des titulaires de postes de responsabilité au sein de la chambre basse du Parlement.
Rompu aux pratiques démocratiques, le RCD ne manquera pas de faire tourner la responsabilité à tous ses cadres du groupe parlementaire. Nonobstant un ou deux postes, le RCD est familier avec les arrangements mutuels entre députés, à l’effet de redistribuer les rôles pour désigner les titulaires du Rassemblement pour la culture et la démocratie.
Par ailleurs, les groupes les plus minés par les ambitions souvent démesurées de ses cadres restent ceux du RND et du FLN qui totalisent à eux seuls 5 vices-présidents et une vingtaine de postes subordonnés aux commissions parlementaires.
Si au groupe parlementaire des indépendants on s’attend à un compromis ou l’urne pour départager les prétendants, au RND il faut rappeler que, mis à part le poste de chef de groupe parlementaire qui revient de droit au porte-parole Miloud Chorfi, la course est ouverte pour le reste des sièges.
De même qu’au FLN, hormis le chef de groupe parlementaire assuré par Layachi Daâdoua, la commission de la défense, des affaires étrangères et les affaires juridiques habituellement attribuée aux députés Chihoub Messaoud, Si Afif et le colonel à la retraite Abid, la compétition est franche pour les trois postes de vices-présidents et les autres commissions, dont seul le verdict de l’urne arbitrera un grand match que les jeux de coulisses ont commencé à faire du bruit. Encore une fois, campagne électorale oblige, les députés vaquaient à leurs fins, réservant moins d’intérêt aux lois qui passent à l’hémicycle pour se faire valoir…
S. B.





