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Le président de la Chambre d’agriculture déclare, Le prix de la viande ovine baissera à 400 DA le kilo

Le président de la Chambre d’agriculture déclare Le prix de la viande ovine baissera à 400 DA le kilo

Le prix de la viande ovine baissera à 400 dinars le kilogramme en juin prochain, selon les prévisions du président de la Chambre nationale d’agriculture (CNA), M. Ould Hocine Mohamed Cherif.

13 Mai 2008,   Le Jeune Indépendant
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S’exprimant en marge de la conférence de presse sur le 1er Salon international du lait et de ses dérivés (Silait) qui se tiendra du 27 au 29 mai à Alger, le président de la CNA a approuvé la décision du gouvernement de geler les importations de la viande ovine jusqu’au mois d’août, en indiquant que celle-ci sera largement disponible sur le marché avec l’abattage de quantités impotantes de moutons durant ces prochaines semaines.

L’Algérie importe annuellement près de 8 000 tonnes de viandes congelées, selon M. Ould Hocine, qui appelle le gouvernement à soutenir les éleveurs pour encourager la production nationale.
Concernant la production nationale de lait, M. Ould Hocine l’a évaluée à 2,4 milliards de litres par an alors que la facture des importations de la poudre de lait a atteint 1,4 milliard de dollars à la fin de 2007.

«Cette somme exorbitante, qui dénote la forte dépendance de l’Algérie du marché mondial, incite les pouvoirs publics à redynamiser l’industrie du lait», a-t-il déclaré en assurant que la problématique de la production du lait sera traitée de façon approfondie au cours des journées d’étude prévues en marge du Salon du lait.

Le Silait, qui se déroulera dans les locaux de la CNA aux Pins Maritimes (Alger), verra la participation de 40 exposants dont une dizaine étrangers. Le Silait représente, selon le commissaire du Salon, M. Omar Zermoum, une opportunité non seulement pour les professionnels locaux pour la mise en place d’une stratégie de «réseautage», mais aussi pour les professionnels étrangers qui veulent investir dans un créneau à forte valeur ajoutée.

Pour cette première édition, l’accent sera mis sur le segment production avec un intérêt particulier pour la production fourragère et l’amélioration génétique, a-t-il précisé.
Le président de la CNA, qui a pris part à la conférence de pesse, a souligné qu’il est «primordial de favoriser le retour aux bassins traditionnels de producteurs de lait cru», en citant à titre d’exemple les wilayas d’Annaba, de Sétif, de Guelma, de Médéa et de Relizane.

Il est à rappeler que la filière lait, qui connaît une croissance annuelle de 8 % avec un taux de collecte inférieur à 15 % des besoins nationaux, reste fortement dépendante de l’importation de poudre de lait. La substitution du lait cru à la poudre importée reste encore insuffisante, en raison d’un déficit dans les structures de collecte et du coût élevé de cette dernière découlant de la dispersion des collecteurs.

Selon les statistiques présentées, la production de lait pasteurisé représente 90 % de l’activité des laiteries et elle est tributaire des importations de la poudre de lait, alors que le lait de vache collecté a un taux d’intégration de 30 %.
Le pays compte 900 000 vaches laitières pour une demande annuelle de 3,5 milliards de litres de lait et une consommation par habitant de 110 litres par an.

La production nationale de lait frais couvre 57 % des besoins nationaux. Les secteurs privé et public ont une capacité de production de l’ordre de 2,5 milliards de litres/an. En 2007, l’Etat avait dégagé une enveloppe de 15 milliards de dinars pour soutenir le prix du lait et une enveloppe de 6 milliards de dinars a été attribuée au groupe public Giplait pour l’importation de 20 000 tonnes de poudre de lait afin de répondre aux besoins des transformateurs publics et privés.

Z. M.