Internet Vers la connexion à zéro dinar
Le ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, Boudjemaâ Haïchour le confirme. «La baisse de moitié du tarif d'abonnement à Internet à haut débit, décidée depuis quelques semaines, continuera jusqu'à la gratuité»
L'Algérie compte actuellement quelque 700 000 accès ADSL pour 4 millions d'internautes, selon des statistiques officielles, un chiffre qui peut être revu à la hausse si des mesures tendant à le vulgariser venaient à être prises.
Le faible taux d’accès à Internet est dû, selon les experts, à plusieurs facteurs, entre autres, la faible croissance du réseau de téléphonie fixe et le coût encore élevé, en comparaison au pouvoir d’achat, du matériel informatique, constituent également des obstacles pour l’édification de la société de l’information.
Internet gratuit ? C'est possible. Afin d'atteindre cette finalité, ô combien souhaitée par les milliers d'internautes algériens, amateurs qu'ils soient ou non professionnels, les pouvoirs publics préparent, d'ores et déjà, le terrain. Le ministre de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication, Boudjemaâ Haïchour le confirme.
«La baisse de moitié du tarif d'abonnement à Internet à haut débit décidée depuis quelques semaines continuera jusqu'à la gratuité », a-t-il affirmé, lors de sa visite dans la wilaya de Biskra. En effet, il convient de souligner que l'opérateur historique algérien Algérie Télécom a décidé dernièrement de réduire de 50% ses tarifs pour l'accès à l'Internet haut débit (ADSL). Actuellement, les tarifs des accès à 1 Mbit/s et 2 Mbit/s sont de 320 et 630 DA par mois pour les offres en direction des entreprises.
Les tarifs des accès 512 Kb/s et 256Kb/s pour les offres en direction du public varient de 25 à 39 euros par mois. Ces nouveaux tarifs devraient permettre aux fournisseurs d'accès à Internet de proposer les mêmes prix pour le même niveau de débit à leurs clients. L'Algérie compte quelque 700 000 accès ADSL pour 4 millions d'internautes, selon des chiffres officiels.
En sus, pour le ministre, cette réduction a permis de « revaloriser le téléphone fixe et d'augmenter le chiffre d'affaires » d'Algérie Télécom, tout en soulignant que les efforts de modernisation de la téléphonie se poursuivront par le lancement, dans moins d'un mois, d'un appel d'offres international ouvrant le marché national à la troisième génération de téléphonie mobile.
Boudjemaâ Haïchour a souligné par ailleurs que l'Algérie connaît actuellement une révolution dans le domaine de la poste et des télécommunications et a accompli des progrès considérables au cours des huit dernières années dans la couverture des 1 541 communes du pays par le réseau de fibre optique ». Selon les explications données au ministre, Algérie Poste emploie à Biskra 421 travailleurs et gère 90 établissements postaux dont 51 recettes.
Algérie Télécom compte, dans cette wilaya, 360 agents, deux agences commerciales et quatre annexes outre un réseau de faisceaux hertziens de 644,6 km et un autre de 477,7 km de fibre optique. 113 cybercafés et 1 066 guichets multiservices existent également à travers la wilaya.
La densité postale moyenne est d'un bureau pour 8 770 habitants, selon des statistiques qui font état de 187 360 comptes CCP, 39 342 comptes d'épargne, 89 bureaux équipés de terminaux et un seul distributeur automatique de billets.
A noter enfin que l'Algérie, en dépit de son potentiel inestimable, tant humain - la population jeune est estimée à plus de 60% -, que financier - des réserves de change avoisinant les 100 milliards de dollars -, l'Algérie s'accroche mal au train de la modernité et du développement, notamment en termes d'accès à Internet.
Le faible taux d'accès à Internet est dû, selon les experts, à plusieurs facteurs, entre autres, la faible croissance du réseau de téléphonie fixe et le coût encore élevé, en comparaison au pouvoir d'achat, du matériel informatique, constituent également des obstacles pour l'édification de la société de l'information. A juste dire, l'Internet à zéro dinar fera certainement du bien à plus d'un. Les utilisateurs.
Mais aussi aux vendeurs des micro-ordinateurs qui trouveront incontestablement leur compte en doublant leurs ventes en équipement et autres matériels informatiques car la demande sera visiblement forte, et comment ! Cependant, a-t-on pensé aux gérants des cybercafés pour ne citer que ceux-ci. Il y va de l'avenir de leur profession. Finiront-ils par mettre la clé sous le paillasson ? Là est la question ? il n'y a que l'avenir qui le dira. Wait and see.
Amokrane Hamiche





