Privatisation 29 sociétés rachetées par les travailleurs
Un nombre important de projets arabes d’investissements font actuellement l’objet de négociations, notamment avec le groupe émirati Emmar qui envisage de réaliser plusieurs projets, dont l’aménagement de la baie d’Alger, le groupe «Alquadra» et la compagnie Dubal qui investissent dans l’industrie de l’aluminium.
Le ministre de l’Industrie et de la Promotion de l’investissement a expliqué que le nombre d’entreprises privatisées atteint jusqu’à aujourd’hui est de 735 établissements dont 29 rachetés par les travailleurs et 4 concernent l’ouverture de leurs capitaux.
Intervenant jeudi à l’APN en réponse à des questions orales à propos de l’investissement et l’opération des privatisations des 1 200 entreprises mises à la vente, entièrement ou partiellement, et le retard enregistré générant une dévaluation de la valeur de ces établissements à privatiser, le ministre a insisté sur le fait que 2008 est une année charnière pour l’accomplissement du restant de l’opération de privatisation qui a permis, selon
M. Temmar, de récolter jusque-là quelque 1 000 milliards de dinars versés au Trésor pour couvrir des transferts sociaux et rattraper par là même le retard causé dans un sens par une mauvaise interprétation des orientations et directives des Holdings.
Par ailleurs, le ministre a avancé, en réponse à une question de Mme Louisa Hanoune sur la fermeture de certaines entreprises qui tournaient tant bien que mal et d’autres vendues qui tournent mal, en disant que «17% seulement de ces entreprises connaissent des difficultés», ajoutant que «l’Etat a préservé plus de 48 000 postes de travail et que les départs anticipés ont été volontaires». Aussi, précisera-t-il, les opérations d’investissement de ces deux dernières années ont permis la création de plus de 18 000 emplois.
Dans un large exposé sur l’investissement arabe, le ministre a mis en exergue les investissements directs arabes qui ont atteint 524 milliards de dinars en Algérie durant la période 2001-2007 avec 264 projets, soit 60 % du montant global des investissements directs étrangers (IDE).
Répondant à une question orale d’un député sur les investissements arabes en Algérie, le ministre a indiqué que l’Egypte vient en tête des pays arabes investissant en Algérie, avec 136 milliards de dinars réalisés durant la période considérée dans 27 projets, suivie par les Emirats arabes unis avec 76 milliards de dinars (5 projets).
Selon des données de l’Agence nationale de développement de l’investissement (Andi), les investissements du Koweït s’élèvent à 38 milliards de dinars, à la faveur de deux projets, a ajouté le ministre qui a nié «l’existence d’obstacles entravant la concrétisation des projets arabes».
Le ministre a d’autre part souligné qu’un nombre important de projets arabes d’investissements font actuellement l’objet de négociations, notamment avec le groupe émirati Emmar qui envisage de réaliser plusieurs projets dont l’aménagement de la baie d’Alger, le groupe «Alqudra» et la compagnie Dubal qui investissent dans l’industrie de l’aluminium.
Il a par ailleurs expliqué «le retard accusé dans la réalisation de ces projets par leurs importance, car exigeant 7 à 8 milliards de dollars par projet», ce qui, a-t-il dit, n’est pas sans impact sur les mesures à prendre.
«La loi sur l’investissement en vigueur est unique et applicable à tous les opérateurs économiques ; elle consacre le principe de non- distinction entre les investisseurs, la liberté de l’investissement et encourage l’accompagnement de tous les projets des investisseurs», a-t-il ajouté. M. Temmar a également souligné la détermination des autorités publiques à poursuivre les efforts visant à réunir un climat favorable à l’attractivité davantage d’IDE en Algérie.
Toujours selon Hamid Temmar, «les investissements étrangers non arabes s’élèvent à 342 milliards de dinars avec un total de 367 projets, soit 40% du volume global des investissements directs étrangers en Algérie». Les investissements directs arabes devraient, selon le ministre, s’orienter à court terme vers le secteur de l’industrie et de la pétrochimie, alors qu’ils étaient basés essentiellement sur les services, les médicaments, les matériaux de construction et la promotion immobilière.
Le groupe émirati Emmar réalisera trois projets dans les domaines du tourisme et de l’hôtellerie à Douaouda (Tipasa), outre la réalisation de la «Cité de la santé» à Staouéli en partenariat avec l’Algérie, conformément au mémorandum d’entente signé en mars dernier entre le ministère de l’Industrie et de la Promotion des investissements et le groupe émirati.
Satisfait du seuil atteint par l’opération, Hamid Temmar a souligné que l’Andi prévoit une hausse des investissements arabes en Algérie pour les prochaines années. «Des investissements qui pourraient atteindre 19 milliards de dinars à la fin de l’année en cours», a-t-il conclu.
Fouad O.





