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Les premiers responsables de l'arpt et d'algérie télécom limogés, Le coup de balai de haïchour

Les premiers responsables de l'arpt et d'algérie télécom limogés Le coup de balai de haïchour

Une série de scandales se trouve derrière ces limogeages. Il est attendu que des décisions importantes soient prises. Les nouveaux responsables ont pour mission de mettre fin à l’impunité et aux dépassements.

10 Mai 2008,   Le Courrier d'Algérie
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Les décisions, dont l'annonce est attendue dans le courant de cette semaine, seraient motivées par une série d'anomalies constatées dans la gestion de ces deux organismes.

Le ministre de la Poste et des Technologies de l'information semble bel et bien résolu à prendre à bras-lecorps ce secteur névralgique pour toute la relance du pays. A suivre… C'est quasi officiel. Les premiers responsables de l'ARPT (Autorité de régulation des postes et télécommunication) et d'Algérie Télécom ont été relevés de leurs fonctions dans le courant de cette semaine.

C'est ce que nous apprenons de sources proches de ce secteur qui ont requis l'anonymat. Celles-ci précisent en outre que c'est le ministre de la Poste et Technologies de la communication, Boudjemaâ Haïchour, qui aurait pris cette décision à la suite de « nombreuses anomalies » constatées dans la gestion.

Le P-DG de l'ARPT, Belfodil, devrait ainsi être remplacé par une dame. Il s'agit de Mme Derdoura, une juriste de formation Le P-DG d'Algérie Télécom, Mouloud Djazaïri, lui, sera remplacé par Moussa Benhamadi, ancien directeur du centre de recherche sur l'information scientifique (Cerist).

Djazaïri aura ainsi fait long feu à ce poste puisque cela fait à peine quelques mois qu'il y a été nommé. Il avait remplacé à ce poste M. Kheïreddine. Son remplaçant, dont on loue les « hautes compétences », a suivi la même formation informatique que l'actuelle directrice d'Algérie Poste. Mme Ghania Houadria, à qui la poste algérienne doit une bonne partie de ses réformes et modernisations, y a également moralisé la gestion.

C'est ce qui aurait empêché le ministre de tutelle d'obtenir son limogeage, quoique maintes fois demandé. Haïchour, nous explique-t-on encore, « serait mal informé à propos de ce qui se passe à Algérie Poste par certains syndicalistes à qui Mme Houadria a coupé les vannes ». Nous reviendrons sur ce sujet avec plus de détails dans nos prochaines éditions.

Notre journal, en outre, ne serait pas tout à fait étranger à ces deux limogeages spectaculaires dont l'annonce devrait être faite par le ministre d'ici à lundi prochain. Nous avions en effet publié il y a de cela trois semaines une enquête fracassante à propos de centaines de milliards stockés dans des cartons au niveau de l'Actel de Blida. Une enquête a fini par être ordonnée à partir de la tutelle d'Alger, ce qui a rendu impossible toutes les tentatives visant à étouffer ce scandale.

Cela aurait motivé le limogeage du PDG d'Algérie Télécom, fraîchement installé à ce poste. Algérie Télécom, toujours en zone de turbulences, trouve du mal à sortir la tête de l'eau avec tous ces changements qui interviennent régulièrement à sa tête.Toujours est-il que les observateurs s'attendent à ce que les choses aillent mieux grâce aux compétences avérées du nouveau premier responsable de cet important organisme.

Quant à l'ARPT, notre journal avait publié il y a de cela à peine quelques jours, un article dans lequel il était indiqué que des décisions prises par cet organisme à l'encontre de Djezzy n'ont pas été appliquées.

Il semble ainsi que l'ARPT n'ait pas mis en branle les procédures d'usage en de pareils cas de figure. On parle ainsi de « laxisme » de la part de l'ARPT. Le changement devant intervenir à la tête de cette institution devrait avoir pour conséquences de modifier sa politique vis-à-vis des trop nombreuses incartades commises par Djezzy.

C'est, du moins, ce que prévoient nos sources, lesquelles s'attendent à ce qu'un peu d'ordre soit mis dans le secteur si névralgique de la téléphonie mobile en Algérie. Il est à signaler, en outre, que ces limogeages interviennent à quelques jours à peine de la tenue d'une journée parlementaire sur le secteur de la téléphonie en Algérie.

Y prendraient part, outre l'ensemble des responsables du secteur, les dirigeants des principales entreprises qui activent dans le domaine, telles que Mobilis, Nedjma, Djezzy, l'EEPAD… etc. Les observateurs, qui s'attendent à ce que les dirigeants du secteurs soient interpellés par les députés à propos de certaines « anomalies », se demandent ainsi si le choix de la date de ces limogeages ne serait pas lié à la tenue de cette journée parlementaire…

Wassim Benrabah