Le sport roi perd sa saveur et son attraction auprès des amoureux du football. Certaines rencontres sont devenues à haut risque comme cela a été le cas ce week-end lors du match OM Arzew -USM Harrach La violence gangrène nos stades
La violence dans les stades prend une dimension alarmante et dangereuse notamment lorsque elle déborde au delà de l’enceinte sportive pour gagner la rue.
Les actes de saccages commis à l’issue de chaque match interpelle sur cet esprit maléfique qui animent les supporters de clubs que ces derniers n’arrivent plus à maîtriser d’autant que cette situation perdure depuis des saisons sans que des décisions concrètes ne soient Prises dans ce sens.
Chaque week End est marqué par des heurts dégénérant parfois en émeutes. La sécurité intra-muros des stades et alentours n’implique pas suffisamment les associations sportives qui comptent beaucoup plus sur les services de sécurité pour juguler les masses.
Dans un temps pas très lointain, nos stades étaient le théâtre de véritables rencontres de gala animés par un esprit purement sportif et de fair-play. Des membres de la même famille pouvaient, sans aucune gêne, assister à ces empoignades sportives sans être victimes de scènes déplorables et vulgaires où de chants truffés de grossièretés entonnés par des pseudo-sportifs, qui n’ont rien à avoir avec le football, comme c’est le cas actuellement.
Tous les sports à l’époque, particulièrement le football, faisaient notre fierté par leur standing au niveau continental et arabe. La tendance est devenue à la baisse et les lauriers, dont s’enorgueillissait notre sport roi, ont complètement disparu, laissant place à une organisation anarchique. Nos clubs, financés à outrance, sont éliminés au premier tour de chaque compétition internationale et notre EN, classée dans les dernières positions de la FIFA, en est la meilleure preuve.
Cet état de fait, aidé par un chômage galopant et une vie sociale à peine supportable, a longuement contribué au développement de la violence dans nos stades. Nos complexes sportifs sont devenus de véritables arènes, où des «gladiateurs» se mesurent à mort. Nos stades, sont devenus des chaudrons. Le cas du match OM Arzew -USM Harrach est très édifiant.
En effet ,le stade Kerbouci Menaouer d’Arzew a été le théâtre, ce jeudi, de graves incidents dont l’origine est à imputer aux nombreux supporters harrachis qui se sont déplacés en masse à Arzew. Dès son entrée dans l’enceinte du stade, la galerie harrachie, en surnombre, a commencé à provoquer et narguer les supporters arzewiens en leur lançant des projectiles.
Répondant à ces provocations, les Arzewiens se sont mis, eux aussi, à lancer divers projectiles. Après l’intervention des services de sécurité, les Arzewiens se sont calmés, à l’inverse des Harrachis qui, déchaînés et survoltés, se sont pris au service d’ordre, en cassant en plein terrain l’abri des bancs des remplaçants et la cabine de presse.
Venues en renfort d’Oran, les brigades anti-émeutes ont pu maîtriser la situation en confinant les supporters émeutiers dans un coin du stade, après des affrontements qui ont duré plus de 10 minutes. D’ailleurs, trois supporters algérois ont été arrêtés et retenus au commissariat d’Arzew.
Il faut noter que pour protéger les trois arbitres et les joueurs d’El Harrach, le service de sécurité les a déplacés au commissariat dans l’attente de la fin des hostilités.
On déplore la blessure de deux policiers et de nombreux supporters des deux camps, qui ont été évacués à l’hôpital d’El Mohgoun. Il faut noter également que les vestiaires occupés par les Harrachis ont été saccagés par ces derniers en signe de mécontentement.
Voulant faire un constat des lieux avec les dirigeants algérois, les agents du stade ont reçu des instructions du P/APC d’Arzew présent au stade, en vue d’apaiser la situation et de ne pas envenimer davantage les choses. Enfin, les dirigeants harrachis ont déclaré au commissariat de police que les joueurs Belhamadi et Daghmoun ont été blessés et que le car a été saccagé. Ainsi, grâce à l’intervention des services de sécurité, un carnage a été évité de justesse.
D. Chérif





