Chakib Khelil à propos de la situation du marché «Si le dollar remonte de 10%, les prix du baril vont reculer de 40 dollars»
« En termes de fondamentaux, les stocks sont élevés, la demande est en baisse, et l'offre est satisfaisante. Donc normalement, sans problèmes géo-politiques et la baisse du dollar, les prix du pétrole ne seraient pas à ce niveau là ».
Ce constat fait hier, par notre ministre de l'Energie et des Mines, président en exercice de l'Opep, en marge de la cérémonie de signature du contrat de cession de parts de Hamra, démontre selon lui, le fait que la réalité du marché, n'a rien à voir avec la spéculation, ni avec la crise économique qui perdure actuellement aux Etats- Unis.
Aussi, Chakib Khelil a réitéré le fait que son Organisation ne compte pas provoquer une réunion extraordinaire avant celle qui est prévue normalement :
"Les objectifs de l'Opep ne sont pas de faire baisser ou augmenter les prix du pétrole, mais de répondre aux besoins du marché», De ce fait, comme il l'a précisé, "les prix sont élevés du fait de la récession aux Etats-Unis et la crise économique qui a touché plusieurs pays, situation qui influe sur la dévaluation du dollar, et donc à chaque fois que le dollar baisse de 1%, le prix du baril augmente, lui, de 4 dollars, et vice- versa, bien sûr", a-t-il indiqué, précisant que si la situation économique américaine arrivait à s'améliorer d'ici à la fin de l'année en cours, "cela va aider les cours à se stabiliser, mais je ne pense pas qu'une augmentation de la production aiderait les prix à baisser, puisqu'il y a un équilibre entre l'offre et la demande et que les stocks d'essence aux Etats-Unis enregistrent un excédent et sont à leur plus haut niveau depuis cinq ans", a-t-il dit, spécifiant que cette période du deuxième trimestre de l'année est propice à une baisse de la demande,
Questionné à propos d'une possible hausse qui atteindrait les 200 dollars, le ministre n'a pas écarté cette éventualité, expliquant que cette hausse est désormais indexée à la baisse du dollar ou à la hausse du dollar, « si celui-ci se renforce de 10% il y a fort à parier que les prix vont chuter de 40 dollars»! a enfin spécifié le ministre.
Amel. Z






