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Djaballah rappelle que sans lui ni Nahda ni El Islah n’ont de légitimité populaire, Appelez-moi dieu !

Djaballah rappelle que sans lui ni Nahda ni El Islah n’ont de légitimité populaire Appelez-moi dieu !

Djaballah ne reconnaît aucune légitimité à une formation politique remodelée suivant la volonté de l’administration et non point celle de ses militants.

28 Avril 2008,   Le Courrier d'Algérie
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Il est convaincu que sa force et sa crédibilité reposent sur les fondements irréversibles du parti islamiste qu’il a lui-même fondé.

Dans sa ferme opposition à ce qu’il considère être une politique totalitaire, le chef administrativement déchu d’Ennahda et El Islah accuse les partis qui se réclament de la mouvance démocratique d’être tout sauf des démocrates sincères.
Le chef charismatique du mouvement El Islah, Abdallah Djaballah, revient sur la scène médiatique en rompant ainsi le silence qui aura duré longtemps.

En effet, le « Cheikh » Djaballah a animé hier une conférence de presse à travers laquelle le parti tente, semble-t-il, de repositionner la place d’El Islah sur la scène politique. Bien qu’éventré par une manoeuvre de redressement, le parti d’El Islah continue à faire preuve d’existence « politique ».

Ce scénario auquel s’est attendu le chef du parti, « n’a, du reste, pas dissuadé les militants et sympathisants d’ El Islah qui a inspiré ses fondements et ses principes du Coran », scande Djaballah avant de rectifier à maintes reprises que « la crédibilité de notre parti n’est pas tirée de Zerhouni ».

Evoquant la décision qualifiée d’« anticonstitutionnelle » du Conseil de l’Etat mettant fin aux activités politiques du chef du parti, Djaballah regrette vivement certains « agissements » abusifs de la justice qui, sous pression des décideurs, applique à tort des jugements à l’encontre des « ayants droit ».

« Le ministre de l’Intérieur, Zerhouni, a fait son mea culpa en reconnaissant que son département a accordé une autorisation à des « intrus » au parti pour la tenue du congrès ordinaire d’El Islah. Tout en fustigeant les institutions de l’Etat, notamment l’Exécutif, Djaballah n’a pas manqué également de tirer à boulets rouges sur certains partis se prétendant démocrates.

« Ce n’est qu’un décor politique », ironise le conférencier sur un ton sobre, en faisant allusion, à demi- mot, à certaines formations politiques qui ont « monnayé » les fondements de leurs partis. Le Cheikh Djaballah est convaincu que son parti est porteur d’un projet de société. « Mon combat ne consiste pas à arracher un portefeuille ministériel ou un poste officiel et si j’en avais besoin, j’aurai été…je ne sais pas quoi ? », avoue notre interlocuteur qui refuse d’admettre qu’il a perdu le parti.

A la question de savoir si le mouvement El Islah ira à la course à la présidentielle de 2009, Djaballah affirme que sa participation dépend de la décision du Conseil de l’Etat qui, déplore-til, tarde à venir. « Malgré toutes les manoeuvres tendant à exploser mon parti, je reste toujours convaincu que nul ne peut déraciner l’idéologie de notre parti, encore moins notre projet », conclut convaincu Djaballah.

Il convient de rappeler que le premier congrès national du parti d’El Islah, a été gelé depuis 2004, sur instruction du ministère de l’Intérieur. C’est à l’issue d’un congrès qui a vu la participation de 2000 militants, qu’il a été décidé de l’exclusion définitive de Abdallah Djaballah, Lakhdar Benkhellaf et de Abdelghafour Saâdi du parti.

Ainsi, Mohamed Boulahia a été élu nouveau président d’El Islah alors que Djahid Younsi a été désigné secrétaire général et Djamel Soualah, président du conseil consultatif (madjliss echoura).

Yazid Madi