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Les compagnons du leader targui Bahanga sont formels, «Le couple autrichien ne se trouve pas au nord du Mali»

Les compagnons du leader targui Bahanga sont formels «Le couple autrichien ne se trouve pas au nord du Mali»

Le Chef du gouvernement algérien, Abdelaziz Belkhadem, a annoncé il y a quelques semaines qu’ils ne se trouvaient pas en Algérie.

30 Mars 2008,   Le jour d'Algérie
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Les touaregs maliens démentent l’information selon laquelle les ravisseurs du couple autrichien et leurs victimes se trouvent au nord du Mali, non loin des frontières algériennes, a annoncé, avant-hier tard dans la soirée, un collaborateur de Bahanga, sur la Chaîne de télévision satellitaire Al Jazeera. «Nous l’aurions su s’ils étaient là», lance-t-il.

«Il y a ceux qui passent des carburants à travers les frontières. Ils auraient été interceptés par le GSPC pour leur subtiliser des quantités de carburant si cette organisation était présente ici et ces passeurs nous auraient informés», ajoute-t-il.

Difficile de croire que les ravisseurs des deux Autrichiens pourraient se trouver dans cette partie du Mali sans être aperçus par les hommes de Bahanga surtout en ces temps caractérisés, dans cette région, par des accrochages entre ces «rebelles» et l’armée malienne. Où pourraient se trouver les ravisseurs et leurs otages ? La question reste posée.

Le Chef du gouvernement algérien, Abdelaziz Belkhadem, a annoncé, il y a quelques semaines, qu’ils ne se trouvaient pas en Algérie.

Les éléments du GSPC avaient enlevé ces deux Autrichiens dans le désert tunisien le 22 février dernier. La revendication de ce rapt n’a été faite que près de trois semaines après par cette organisation terroriste.

Les acolytes de Abdelmalek Droudkel, alias Abou Mossaâb Abdelouadoud, «émir» national du GSPC auraient certainement mis tout ce temps pour s’éloigner de la région et échapper à l’armée et aux forces de sécurité après la revendication.

Ou bien s’agit-il d’une manipulation de la part de cette organisation terroriste de faire croire que les ravisseurs du couple autrichien se trouveraient loin tandis qu’ils se seraient cachés aux alentours du lieu du rapt ?

Les ravisseurs avaient prolongé, une deuxième fois, l’ultimatum fixé aux autorités autrichiennes pour la satisfaction de leurs revendications.

Dans un document publié sur un site internet, le GSPC annonce qu’«un dernier ultimatum est fixé au 6 avril» prochain. Cette organisation terroriste revendique la libération de détenus islamistes en Algérie et en Tunisie en contrepartie de la libération du couple autrichien.

D’autres informations font état de la revendication par le GSPC de près de cinq millions d’euros, en plus de la libération de ces détenus. Probablement mis dans la gêne avec l’annonce de cette revendication, le GSPC a démenti avoir revendiqué cette somme.

L’enlèvement de ce couple autrichien est dénoncé par la communauté internationale, dont la communauté musulmane. Cheikh El Karadaoui qui a dénoncé ce rapt a appelé les ravisseurs à libérer leurs victimes, expliquant que cet acte est contraire aux vraies valeurs et principes de l’Islam qui dénonce de telles pratiques.

M. Abi