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Le parti de Moussa Touati face à une «manoeuvre de redressement», Fitna au FNA

Le parti de Moussa Touati face à une «manoeuvre de redressement» Fitna au FNA

Des militants frondeurs se sont récemment signalés à l’ouest du pays, exprimant leur volonté d’en découdre avec le premier responsable du parti, l’un des derniers-nés de la classe politique et qui a, en peu de temps, réussi la prouesse de figurer parmi les trois principales formations du pays.

29 Mars 2008,   Le Courrier d'Algérie
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Moussa Touati, qui les accuse d’être des transfuges d’Ennahda et d’El Islah, voire de putshistes habitués à semer la discorde là où la confiance règne, compte saisir aujourd’hui la justice afin de mettre «un terme à leurs agissements».

Résolu, le leader du parti du Front national algérien (FNA), Moussa Touati, n'a pas été tendre avec les «outsiders» se prétendant comme étant des instigateurs d'un redressement de son parti.

Pis encore, le président de la troisième force politique du pays n'a pas tourné autour du pot pour narguer ces faux redresseurs qu'il n'a pas manqué de qualifier d'«opportunistes». Montrant du doigt accusateur certains «amateurs» qui, aux dires de Touati, n'ont aucune relation ni avec le parti, encore moins avec le militantisme, notre interlocuteur reconnaît la montée de certaines voix discordantes qui se sont élevées ici et là, en faisant allusion au mouvement de frondeurs surgi récemment à l'Ouest du pays, dans la wilaya de Mostaganem.

«Ce sont des opportunistes qui ont été d'ailleurs chassés des partis Enahda et El Islah. N'ayant pas pu tirer des dividendes politiques, ces militants, sans maturité politique, seront poursuivis en justice pour faux et usage de faux, usurpation de qualité de responsable de parti et de militant et pour diffamation», menace le chef du parti qui compte saisir la justice aujourd'hui.

Car, argue-t-il, ces «frondeurs» ont usé illégalement du cachet du parti qu'ils ont apposé sur une fausse déclaration. Non sans minimiser les rédacteurs du communiqué dont il se démarque, Moussa Touati reproche également à certains titres de la presse nationale leur soutien à la «destruction» de son parti en mettant le feu aux poudres. «Ces gens-là ne me font pas peur.

Nul ne peut entraver le processus d'avancée du FNA et, s'ils peuvent vraiment faire quelque chose, qu'ils la fassent…», défie-t-il ses détracteurs. A la question de savoir si ce mouvement de «dissidence» pourrait s'étendre pour souffler sur d'autres wilayas du pays, Touati exclut cette hypothèse et rassure que «les militants imprégnés des principes du parti ne se laisseront jamais faire».

En guise de réponse au mouvement de dissidents dirigé par un certain Henni Abdelhadi, notre vis-à-vis joint par téléphone, lève le voile sur certaines indiscrétions. Le militant en question, confie Touati, est connu pour être un «perturbateur», chassé d'ailleurs du parti d'Ennahda, ébranlé par une crise qui, à l'issue d'un redressement conduit par Mohamed Boulahia, donne naissance au Mouvement El Islah.

D'autre part, il faut dire que vu l'importance de la représentativité dont jouit désormais le FNA au Parlement, certains «courtisans», rompus à l'opportunisme, en profitent pour tirer des dividendes. Au demeurant, ce n'est pas la première fois que le parti du FNA traverse de similaires crises. A Mascara, certains «militants» ont, rappelle-t-on, tiré à boulets rouges sur le président Moussa Touati, tout en annonçant leur absolu soutien à la révision de la Constitution et à un troisième mandat pour le président Bouteflika.

Chose qui n'est pas, semble-t-il, du goût du leader du parti qui rappelle à l'ordre ses militants que la question du mandat présidentiel est du seul ressort du conseil national. Cette fois-ci, les dissidents de l'Ouest du pays, réunis dans un hôtel à Mostaganem, sont allés jusqu'à solliciter l'Unique (ENTV) «de ne pas assurer la couverture médiatique des activités du président du parti».

A la lumière de ces faits qui suscitent la curiosité de plus d'un, d'aucuns vont s'interroger sur le pourquoi d'un tel accès de colère ? Que se passe-t-il curieusement dans les coulisses du parti ? Que sera la nouvelle configuration de la carte politique surtout à l'approche des présidentielles ? Et pourquoi Moussa Touati préconise la voie référendaire pour la révision de la Constitution ? Autant de questions auxquelles les prochains jours apporteront une réponse claire…

Yazid Madi