Loi sur les cultes non musulmans Ultimatum pour huit associations évangélistes
Le ministre des Affaires religieuses et des Waqfs a déclaré en marge de la neuvième semaine du Saint Coran que huit associations «évangélistes» ont été convoquées et les les représentants sommés de se conformer à la loi régissant les cultes non musulmans en Algérie.
Faute de quoi, explique le ministre, elle seront dissoutes et interdites d’activité. Le ministre ne divulgue cependant pas l’origine de ces associations et ne définit pas la durée du délai qui leur est accordé par les autorités publiques afin de se conformer aux lois de la République.
Pour rappel, deux églises ont été fermées récemment à Tizi Ouzou pour leurs activités non-conformes aux dispositions de la loi régissant les cultes non musulmans.
Le ministre des Affaires religieuses a assuré à maintes reprises que le gouvernement n’exerce aucune pression sur les autres religions en Algérie, mais il s’agit du respect de la loi.
Il faut souligner que lors de plusieurs déclarations à la presse, qu’il n’y pas d’ambiguïté en ce qui concerne l’affaire des deux églises fermées à Tizi Ouzou, «même si certains tentent d’exagérer les faits et de les falsifier». Conformément à la loi de 2006 les autorités ont procédé à la fermeture de 17 salles de prière ouvertes illégalement.
Le même ministre a également annoncé hier qu’une stèle commémorative sera érigée à la mémoire des 96 imams assassinés durant la décennie noire.
De son côté, Abderrahmane Chibane, président de l’association des oulémas algériens a dénoncé «les campagnes évangélistes» qui ciblent les musulmans algériens.
Tout en se disant respecter la foi et la croyance de tout un chacun, il explique que son association «ne permettra pas de faire sortir des Algériens de leur religion» et d’ajouter : «nous respectons leur croyances mais dans la limite de la raison».
A rappeler que Cheikh Bouamrane, président du Haut conseil Islamique a considéré lors d’une sortie médiatique jeudi dernier que la loi de 2006 sur les cultes non musulmans a pour but de protéger «la religion de la majorité des algériens». Elle ne tend pas à réprimer les autres croyances, avait-il dit, puisque l’Algérie est dans son droit.
Il s’indigne de la réaction suscitée auprès des organisations religieuses et s’étonne de l’ampleur donnée à la position algérienne du moment, alors que la loi interdisant le voile islamique en France n’a suscité aucune réaction auprès de ces associations.
F. Arab






