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Course contre la montre dans l’affaire des deux otages autrichiens, Le fils d’El Kadhafi entre en contact avec les ravisseurs

Course contre la montre dans l’affaire des deux otages autrichiens Le fils d’El Kadhafi entre en contact avec les ravisseurs

L’ultimatum prolongé d’une semaine par les ravisseurs du couple autrichien, fixé aux autorités autrichiennes pour la satisfaction des revendications du groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) qui a revendiqué cet enlèvement, expirera aujourd’hui à minuit.

23 Mars 2008,   Le jour d'Algérie
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C’est une course contre la montre qui a été engagée par les Autrichiens dans le but d’obtenir la libération de leurs ressortissants enlevés le 22 fevrier dernier en Tunisie. L’Autriche avait annoncé avoir sollicité l’aide du président malien et de Mouammar El Kadhafi dans cette affaire.

Une source dilemmatique autrichienne a annoncé, hier, que le fils du dirigeant libyen, Seif El Islam Kadhafi, président d’une association caritative, a entrepris des contacts avec les ravisseurs, tandis que l’armée malienne aurait concentré ses troupes non loin du lieu où se seraient retranchés les ravisseurs avec leurs otages, selon une autre source.

Un assaut sera-t-il lancé à leur encontre ? Peu probable lorsqu’on sait que les terroristes du GSPC qui ont revendiqué cet enlèvement ont mis en garde les autorités autrichiennes que toute opération militaire à leur encontre «mettrait la vie des deux otages en danger».

Tout porte à croire que les choses s’accélèrent au fur et à mesure que l’ultimatum prolongé arrive à expiration. Aucun détail n’a filtré sur les conditions dans lesquelles le fils du dirigeant libyen Mouammar El Kadhafi serait entré en contact avec les ravisseurs qui, pour rappel, ont exigé la libération de certains de leurs acolytes détenus en Algérie et en Tunisie et la remise d’une somme de 5 millions d’euros. Le chancelier autrichien a annoncé que «l’Autriche ne négocie pas avec les terroristes».

Des officiels autrichiens ont expliqué, d’autre part, que l’Algérie et la Tunisie étant des pays souverains, il ne pourrait y avoir demande de la libération de ces détenus islamistes.

L’Algérie, à juste titre d’ailleurs, et par la voix de son Chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, a annoncé qu’elle n’est pas concernée par cette affaire puisque ce couple autrichien a été enlevé dans un autre pays et se trouverait dans un autre pays.

L’Algérie a exprimé sa solidarité avec les familles des otages et les autorités autrichiennes sans être concernée, directement ou indirectement dans cette affaire, expliquent des observateurs avertis.

Il est à rappeler que le GSPC avait déjà revendiqué et obtenu une rançon de 5 millions d’euros versée par le gouvernement allemand dans l’affaire de la prise en otages de 32 touristes européens en 2003 dans le Sahara algérien. Une partie de ces otages avait été libérée grâce à une opération militaire de l’ANP.

Une partie des ravisseurs, dont Amari Saïfi, alias Abderrezak El Para, ex-«émir» de la zone 5 du GSPC, avait été arrêtée et fait prisonnière par le mouvement pour la démocratie de la justice au Tchad (MDJT). Ils ont été, ensuite, extradés vers l’Algérie avec une médiation libyenne.

Un événement «inattendu» est venu porter son grain de sel dans la région. Il s’agit de l’accrochage ayant eu lieu entre des touaregs maliens et l’armée malienne. Huit personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées.

L’Algérie a pourtant joué un important rôle dans la conclusion d’un accord entre les deux pays. Ce qui a permis la libération de plusieurs soldats maliens détenus par les touaregs maliens.

Ces mêmes touaregs sont hostiles à toute présence du GSPC dans la région. Cet accrochage profiterait à cette organisation terroriste qui pourrait bénéficier ainsi davantage de marges de manœuvres dans ses déplacements. C’est dire la spécificité enchevêtrée et le croisement d’intérêts dans cette région.

M. Abi