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La situation sécuritaire s’est dégradée après leur départ en 2001, Le retour des seize brigades de gendarmerie rassure les citoyens

La situation sécuritaire s’est dégradée après leur départ en 2001 Le retour des seize brigades de gendarmerie rassure les citoyens

Le départ des brigades de la gendarmerie nationale suite aux tragiques événements d'avril 2001, a livré la région à toutes les formes de délinquance et à un regain d’activités terroristes, faisant de cette partie de la Kabylie un véritable coupe-gorge où il était vivement déconseillé de se déplacer.

22 Mars 2008,   Le Courrier d'Algérie
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Sept ans durant, bon nombre de localités étaient livrées presque à elles-mêmes, avec comme décors, les vols, le racket et le trafic de drogue.

De ce fait, certaines communes, connues jadis pour être un havre de paix, se sont transformées en villes complètement clochardisées. « En constatant les véhicules de la gendarmerie patrouiller, nous avons ressenti un sentiment de sécurité », nous dira un habitant du douar Mezaia, localité située dans la zone rurale de la commune de Béjaïa.

La commune de Toudja, située à l'ouest du chef-lieu, a longtemps servi de lieu de passage des groupes armés qui rejoignent les maquis de l'Akfadou via cette localité qui mène également vers des zones connues pour être des zones de repli des groupes du GSPC, à l’exemple de Beni K'sila, localité limitrophe avec la wilaya de Tizi-Ouzou.

En plus du barrage fixe de la BMPJ au niveau de la commune de Oued Ghir, situé à la sortie sud de la commune de Toudja, plusieurs autres barrages des forces combinées sont constatés sur l'axe routier menant vers la côte ouest, cela sans citer les patrouilles de la gendarmerie nationale qui sillonnent à longueur de journée cette zone côtière où ont été commis plusieurs actes terroristes, notamment l'assassinat des sept gendarmes en août 2001.

Cette présence en force des brigades de la gendarmerie nationale n'a fait que redonner l'espoir aux citoyens habitant tout au long de cette côte, certes moins fréquentée en hiver mais qui pouvait servir de passage fluide aux véhicules qui veulent se rendre dans la capitale via Tizi-Ouzou évitant ainsi les bouchons de la RN 26 qui passe par la wilaya de Bouira.

« Nous pouvons désormais nous déplacer en toute sécurité même à des heures tardives de la nuit », a tenu à préciser un commerçant de la région qui nous rappela les sept années d’enfer qu'a vécues la région, notamment dans certaines localités.

Le départ en 2001 de plusieurs brigades de la gendarmerie nationale a également été un coup dur pour l'économie de la région qui a vu plusieurs opérateurs fuir cette région. En conséquence, en quelques mois seulement, il a été constaté la suppression de quelque 3000 postes d'emploi notamment ceux liés à l'activité portuaire suite à la décision des importateurs d’opérer à partir du port de Djendjen, dans la wilaya de Jijel.

« J'ai failli délocaliser mon entreprise à cause de l'insécurité provoquée par le départ forcé des brigades de la gendarmerie », nous confirme un opérateur économique de la région qui nous rappelle les souffrances qu'il a endurées pour acheminer la matière première à partir du port de Béjaïa.

« Chaque déplacement est une épreuve, on pouvait tomber nez à nez avec des groupes de délinquants ou des terroristes durant le trajet qui sépare mon entreprise du port, la nuit surtout ».

Le retour des brigades de la gendarmerie nationale portera à coup sûr ses fruits dans la lutte contre le trafic de drogue et les atteintes répétées à l’environnement, suite à l’extraction illicite de sable. C'est du moins là l'avis de plusieurs mouvements associatifs de la région qui luttent pour la préservation de l'environnement ou pour la protection des adolescents exposés aux dangers de la drogue.

L'autre catégorie de citoyens qui se réjouit de voir les brigades de la gendarmerie patrouiller à travers des localités qui sont restées sans présence de ce corps de sécurité, sont les promoteurs touristiques qui souhaitent un retour en force des touristes dans cette région, connue avant 2001 comme étant l'une des régions les plus conseillées pour passer les périodes de congé.

Une chose est sûre, le retour de la gendarmerie est accueilli avec satisfaction au niveau des villages situés sur les montagnes des Babors, à l'Est, tout comme dans les villages situés sur la côte ouest, à cause de l'insécurité due aux infiltrations terroristes ou à cause du diktat imposé par des groupes de délinquants qui ne reculent devant rien pour délester les citoyens de leurs biens.

Amrani Boubekeur