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A l’occasion de la tenue de la 6e session de la haute commission mixte algéro-égyptienne, Les archives de la Radio Sawt El-Arab remises à l’Algérie

A l’occasion de la tenue de la 6e session de la haute commission mixte algéro-égyptienne Les archives de la Radio Sawt El-Arab remises à l’Algérie

Le chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, a remis, hier, au directeur général du Centre national des archives, Abdelmadjid Chikhi, un lot d’archives audio de la radio Sawt El-Arab, relatives à la Révolution algérienne (1954-1962), une chaîne radiophonique qui relayait, à partir du Caire, le combat des Algériens contre le colonisateur français, a indiqué un communiqué des services du chef du gouvernement.

20 Mars 2008,   La Nouvelle République
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La même source rappelle que le chef du gouvernement avait reçu officiellement ce lot d’archives des mains du président du Conseil des ministres égyptien, Ahmed Nadhif, à l’occasion de la tenue de la 6e session de la haute commission mixte algéro-égyptienne.

Pour rappel, Abdelmadjid Chikhi, directeur des Archives nationales, a affirmé, récemment à la presse, que «c’est une initiative égyptienne. Mais c’est également le résultat de négociations entamées en 1994. Nous souhaitons récupérer les archives filmées aussi».

La Turquie, pour sa part, a décidé de restituer à l’Algérie les archives sur les trois siècles de l’empire ottoman. A cet effet, un accord devrait être signé d’ici à la fin de ce mois.

Dans ce contexte, la France refuse toujours de satisfaire la demande algérienne datant de 19 mars 1962, quant à la remise de la carte des mines antipersonnel.

D’ailleurs, le premier magistrat du pays a appelé, en 2005, selon toujours les propos de M. Chikhi, la France à plus de coopération dans le domaine des archives, en lui demandant de remettre la cartographie des mines antipersonnel entre les frontières du Maroc et de la Tunisie.

Demande qui n’a pas été satisfaite entièrement de la part des autorités françaises. Pour sa part, l’ambassadeur de France à Alger, dans sa dernière sortie médiatique, a nié l’existence de cette demande, allant plus loin, en déclarant que l’Algérie n’a pas demandé l’indemnisation des victimes des essais nucléaires effectués au Sahara algérien, notamment l’opération Gerboise bleue. Il y a lieu de souligner que le nombre de victimes ne cesse d’augmenter, et ce, en l’absence de bilan établi.

On estimait à au moins 30 000 victimes algériennes de ces expériences. Rappelons que la  France a effectué son premier essai le 13 février 1960 à Reggane sous le nom Gerboise bleue. Selon des chercheurs algériens, 17 essais nucléaires au total ont été menés par la France au Sahara, dont 4 à Reggane, entre 1960 et le retrait définitif de l’armée française de cette région en 1967.

Il y a lieu de noter que la restitution des archives nationales est une étape importante et non des moindres dans la consolidation de la mémoire nationale et l’écriture juste et sans fioritures de l’Histoire algérienne.

Saïda G.