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Envahis par une foule de noctambules et des familles, les ronds-points verts auront leur campagne de réhabilitation, Encore de l’argent public promis aux vents...

Envahis par une foule de noctambules et des familles, les ronds-points verts auront leur campagne de réhabilitation Encore de l’argent public promis aux vents...

La situation est devenue tellement critique et ingérable à Oran que les responsables finissent par qualifier n’importe quel travail de routine par le mot «campagne». Que ce soit pour l’entretien des espaces verts, le curage saisonnier des avaloirs ou même les travaux d’hygiène les plus anodins, toute action ordinaire, bien qu’importante, a droit au vocable «campagne».

07 Septembre 2010,   L'Echo d'Oran
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C’est ainsi que l’APC d’Oran vient d’annoncer le lancement d’une campagne de sensibilisation pour la préservation des espaces verts.

Le mot campagne est jugé «exagéré» par les citoyens qui ne se sentent aucunement touchés par ce genre d’initiatives «qu’on ne lit que dans les journaux», comme réagit un père de famille venu promener ses enfants au jardin communal de la place Cayla sur la rue Khemisti, et qu’il a trouvé fermé aux environs de quatre heures avant la rupture du jeûne.

«De quels espaces nous parlez-vous? Si c’est aux nouveaux types de rond-point que vous faites référence, c’est la preuve même que nous manquons d’espaces.

Personnellement, je trouve cela triste de se réunir autour de ces pseudos stèles, même si cela indique un certain niveau de sécurité, mais ça nous rappelle que le béton a envahi toute la verdure d’El Bahia pour ne trouver que ces ronds-points», confesse ce monsieur.

Concernant cette campagne, il s’agit d’une action de sensibilisation citoyenne visant la préservation des espaces verts et des aires de jeu réalisés récemment dans certains points de la ville. Il faut savoir que les responsables de ce volet estiment que des moyens importants sont mobilisés pour l’entretien de ces équipements qui font l’objet de dégradation par le citoyen.

Et donc c’est une campagne qu’il faut pour leur préservation, estime-t-on avant de remettre en question la qualité justement des travaux entrepris. En somme, de l’argent public qui sera jeté par les fenêtres et un coup d’épée dans l’eau qui sera inscrit au titre des grandes réalisations des autorités d’Oran.

La ville a besoin de curage d’avaloirs pour ne pas patauger dans la gadoue en hiver, elle a besoin d’éclairage public pour ne pas avoir peur le soir, elle a besoin de routes en bon état pour mieux aspirer au développement. Mais, quant à la réhabilitation des ronds-points, pincez-moi le nez, ça sent déjà mauvais et ça promet aux deniers publics une fin inavouée. Pauvre El-Bahia, tu ne portes plus que ton nom!

Redouane B.