La pêche en quête d’investisseurs 70 projets dans les ports cherchent acquéreurs
La 4ème Manifestation pour l'investissement dans les activités des ports de pêche et de commerce halieutique (Minappech), s'est ouverte hier au Palais des expositions (Pins maritimes), en proposant aux opérateurs nationaux et internationaux près de 70 projets relatifs aux activités halieutiques.
Cette manifestation économique de deux jours est destinée à l'organisation d'un appel à manifestation d'intérêt national et international à travers duquel les dix Entreprises de gestion des ports de pêche (EGPP) présentent leurs offres d'investissement au profit d'une totalité des 31 ports de pêche qu'elle gèrent.
Les projets d’investissements concernent plusieurs activités dont les ateliers de construction des bateaux de pêche, de réparation navale, les équipements de levage et de halage, les halles à marée, les fabriques de glace, les entrepôts frigorifiques, les comptoirs de vente de matériels de pêche et de pièce de rechange ainsi que des foyers pour pêcheurs.
Sur le plan pratique, les soumissionnaires peuvent se présenter soit au stand de l’EGPP concernée, durant cette Minnapech, pour y déposer leur lettre d’intention et retirer le cahier des charges, soit au siège de l’entreprise sur la période allant du 23 mai au 12 août, selon le président du directoire de la SGP des ports(Sogeport), M. Faïçal Khelil.
Outre les 10 EGPP, Minappech abrite également les stands des partenaires concernés: l’Agence nationale de développement des investissements (ANDI), des banques et la Chambre algérienne de la pêche et de l’Aquaculture (CAPA).
Selon un bilan présenté par M. Khelil, les éditions précédentes, dont la première a démarré en 2006, avaient drainé plus de 800 investisseurs potentiels algériens et étrangers (Espagne, France, Corée de sud, Italie, Belgique et Tunisie).
Parmi ces investisseurs, a-t-il encore indiqué, plus de la moitié ont participé au processus de sélection qui a abouti à la signature de contrats de concession pour 82 projets d’un montant global de près de 2,7 milliards de DA et prévoyant la création de 1.230 emplois directs. Sur ces 82 projets inscrits, 70 sont en cours de réalisation et 12 sont déjà en exploitation, a-til précisé.
M. Khelil a estimé que la réalisation de l’ensemble de ces investissements doit se traduire par «la dotation du pays de moyens et règles d’exploitation des ports de pêche conformément aux standards internationaux ».
Pour sa part, le directeur de la CAPA, M. Toufik Rahmani, a indiqué que la réalisation de ces installations au niveau des ports de pêche va permettre d’y installer un circuit intégré des activités halieutiques permettant, ainsi, de «contribuer à la mise en place d’une traçabilité et d’éviter tous les intermédiaires non identifiés qui viennent, souvent, se greffer à l’opération de transaction au niveau de ces espaces portuaires ».
Ce qui devrait se traduire par la baisse des frais et des coûts de revient des activités de pêche et, par ricochet, du prix de vente du poisson. Il est à rappeler que la création des EGPP en 2004 a donné naissance à 10 entreprises de gestion des ports de pêche qui sont des filiales des entreprises portuaires et relevant du portefeuille de la SGP Ports.
Une étude relative à l’optimisation des capacités des installations et des équipements des ports de pêche a permis d’établir un schéma directeur des ports de pêche, avec une identification d’un nombre important d’opportunités d’investissements au profit du secteur privé national et étranger.
Les dix EGPP existantes sont celles respectivement d’Alger, Oran, Béjaïa, Ghazaouet, Arzew, Mostaganem, Tenes, Jijel, Skikda et Annaba.
Salah G.




