Ligue des champions (Finale retour): aujourd’hui à Blida à 19 heures, Sérénité et prudence avant le match face au WACasablanca

Ligue des champions (Finale retour): aujourd’hui à Blida à 19 heures

Sérénité et prudence avant le match face au WACasablanca

Après un succès mérité il y a deux semaines (1-0) à Casablanca, l’Entente de Sétif (D1, 3é) affiche une grande sérénité à la veille de la finale retour de la ligue des champions arabes contre le WAC, aujourd’hui à 19 heures au stade Tchaker de Blida.

22 Mai 2008,   Le Midi Libre

L’assurance manifestée paraît néanmoins teintée de prudence, les champions arabes en titre étant unanimes pour qualifier le second et ultime face-à-face de jeudi contre les wydadis de Casablanca de «rencontre très difficile», car, et ils en sont bien conscients, les hommes de l’argentin Oscar Fullone ne se sont pas déplacés dans la ville des Roses en victimes expiatoires.

Il reste que les co-équipiers de Slimane Raho, vainqueurs en terre marocaine lors du match aller (1 û 0), ont revêtu, depuis, la «tunique» de favoris pour un sacre qui serait historique, la ligue des champions arabe dans sa nouvelle formule, n’ayant jamais été remportée deux fois de suite par le même club.

Seulement voilà, et cela revient comme une litanie : sous-estimer la capacité de réaction des Wydadis, eux qui n’ont plus rien à perdre et qui joueront leur va-tout à Blida, serait bigrement aventureux, comme le concède l’un des «porteurs d’eau» de la formation sétifienne.

Pour Azzeddine Benchaïra, en effet, «quand bien même la sérénité est de mise», la rencontre doit être prise «à bras le corps» et la concentration doit être optimale , d’autant que les attaquants du WAC, même s’ils ont manqué de réalisme sur leur terrain, ont montré des qualités et devront être surveillés «comme le lait sur le feu».

L’Entente, même confiante en ses possibilités, ne devra ni foncer tête baissée, portée comme elle le sera par les 35.000 supporters du stade Tchaker, ni se hasarder à gérer l’avance acquise au match aller, confie de son côté le président de la section football, M. Hacène Hammar.
Le dirigeant sétifien estime que ‘’le plus dur n’a pas été fait, mais reste à faire»» et soutient que le résultat du match de Casablanca doit être ‘’oublié’’.

Voilà qui enveloppe la finale retour d’une chape d’indécision, sans doute prometteuse pour le spectacle, mais torturante en diable pour les âmes sensibles. Les wydadis ont, de surcroît, la réputation de ‘’bien voyager’’, comme en attestent les trois succès qu’ils ont obtenu hors de leurs bases, depuis le coup d’envoi de cette édition, aux dépens de Kazma Koweït au 1er tour, d’Al Oruba (Oman) au tour suivant, d’Al Taliya Hama (Syrie) en phase de poules et d’Al Fayçali en demi-finale.

Les supporters qui prendront place par milliers dans les travées du stade olympique de Blida ne s’embarrassent pas, eux, de ce type de raisonnement et font montre d’une inébranlable assurance.

L’Entente «championi» est le slogan favori des dizaines de milliers d’irréductibles dont l’un, El Hani Touna, un solide quinquagénaire, avance l’argument qui justifie selon lui la victoire certaine de l’Entente. Un argument-massue, aussi subjectif que désarmant, qu’il présente sous la forme d’une question : «quelqu’un a déjà vu l’Entente atteindre une finale et la perdre? » .

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