Scanner corporel : l’ambassadeur americain convoqué, Vives protestations d’Alger

Scanner corporel : l’ambassadeur americain convoqué

Vives protestations d’Alger

Le ministre des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci, a convoqué hier l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique à Alger pour lui exprimer les «vives protestations» du gouvernement algérien suite à la décision prise par les autorités américaines d’inclure les ressortissants algériens dans une liste de pays dont les nationaux seront soumis à des mesures spécifiques de contrôle vers ou à partir des points d’entrée aériens américains.

12 Janvier 2010,   Le Jeune Indépendant

«Suite à la décision prise par les autorités américaines d’inclure les ressortissants algériens dans une liste de pays dont les nationaux seront soumis à des mesures spécifiques de contrôle vers ou à partir des points d’entrée aériens américains, le ministre des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci, a convoqué l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique à Alger pour lui faire part des vives protestations du gouvernement algérien devant cette mesure malencontreuse, injustifiée et discriminatoire», précise un communiqué de son département ministériel.

«Cette convocation fait suite à plusieurs démarches antérieures effectuées en leur temps, aussitôt les mesures connues, aussi bien par l’administration centrale que par notre ambassadeur à Washington, auprès des autorités américaines concernées», souligne le texte.

Les règles de sécurité renforcées imposées par les Etats-Unis à certains voyageurs à la suite de l’attentat manqué du 25 décembre à bord d’un vol Amsterdam-Detroit sont «malvenues» et risquent d’être inefficaces, a averti le 5 janvier Edward Allen, expert américain en questions de sécurité.

Pour les ressortissants d’autres pays, la directive prévoit un recours accru à des technologies avancées de contrôle des passagers et impose de fouiller «au hasard» les personnes à destination des Etats-Unis de tous les vols internationaux.

Pour Edward Allen, spécialiste de la sécurité auprès du Council on Foreign Relations, interrogé lundi par l’AFP, ces mesures sont «grossières». «Je pense qu’il s’agit d’une réponse malvenue qui fera plus de mal que de bien aux Etats-Unis», estime ce spécialiste, auteur d’un ouvrage sur la politique de contrôle aux frontières mise en place par les Etats-Unis à la suite des attentats du 11 septembre 2001.

Parmi les pays ciblés se trouvent Cuba, l’Iran, le Soudan et la Syrie, considérés comme des soutiens au terrorisme par les Etats-Unis, ainsi que l’Afghanistan, la Libye, le Pakistan, la Somalie, le Yémen et le Nigeria. Quatre autres pays ont été ajoutés à cette liste : l’Algérie, le Liban, l’Arabie saoudite et l’Irak.

K. A. B.

Presse-dz

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