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Plusieurs algériens ont été escroques, Les responsables d’un bureau d’émigration au Canada condamnés

Plusieurs algériens ont été escroques Les responsables d’un bureau d’émigration au Canada condamnés

Ils sont dentistes, ingénieurs agronome, techniciens supérieurs dans le domaine de la santé, employés dans le secteur des hydrocarbures et chômeurs.

09 Avril 2009,   Le jour d'Algérie
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Tous ces gens sont différents en apparence mais ils ont deux  choses en commun c’est qu’ils ont le même rêve qui est celui d’émigrer au Canada.

L’autre point commun de ces citoyens c’est qu’ils ont tous été victimes d’une escroquerie. Leur histoire a commencé en lisant une annonce publiée dans 5 titres de la presse nationale parue en 2001.

Il s’agit d’un bureau d’assistance judiciaire à l’émigration au Canada sis au niveau de la rue Didouche Mourad à Alger-Centre. Celui-ci appartient à un avocat canadien en l’occurrence, Patrice Brunei. Le bureau en question est dirigé par un algérien d’origine dont les initiales sont G.B. Il s’occupe de tout en Algérie.

Ce dernier faisait croire à ses victimes que leur bureau s’est attaché les services de l’émigration canadiens en Algérie et il est chargé de prodiguer l’assistance judiciaire pour les désirants aller au Canada.

Les clients de cette agence devaient s’acquitter d’une somme d’argent oscillant entre  7 000 Da et 20 000 Da en guise de droits de souscription. Les souscripteurs doivent par la suite attendre pendant 6 mois pour s’acquitter d’une autre somme d’argent qui est de 3 000 Da.

Les victimes aveuglées par «l’eldorado» avaient cru à toutes les promesses de leur vis à vis  et ils ont accepté allégrement ces conditions en pensant que leur situation sociale ne tardera pas à s’améliorer.

Après s’être acquitté de tous les frais requis et avoir attendu pendant quatre années, ils ont découvert à la fin que toute cette histoire n’était qu’une supercherie manigancée par des gens sans scrupules ni conscience pour se faire de l’argent.

Il s’est avéré que le bureau en question n’avait aucun statut juridique et qu’il exerçait d’une manière illégitime en Algérie. Après cette désillusion, les victimes de cette escroquerie ont écrit à l’ambassade du Canada en Algérie.

L’ambassadeur de ce pays en Algérie a indiqué que le gouvernement Canadien n’y était pour rien. A cette occasion le représentant du Canada en Algérie avait lancé un appel à tous ceux qui désirent émigrer au Canada pour se diriger directement à l’ambassade et à ne jamais passer par des intermédiaires. La responsable de l’émigration au Canada qui est une Algérienne d’origine a corroboré les propos de l’ambassadeur.

Celle-ci a en outre, introduit une action en justice contre le propriétaire du bureau d’émigration suscité. Il y a lieu de signaler que cet escroc a fait de gros bénéfices en Algérie de 1,5 milliard  en dollar américain.

La défense des victimes a indiqué lors des plaidoiries que leurs clients ne sont pas les seuls à être lésés dans cette affaire puisque l’accusé principal a occasionné des pertes de 6 000 milliards de centimes à la direction des impôts.

Il y a lieu de signaler que les accusés sont actuellement en cavale à l’étranger et qu’un mandat d’arrêt international a été lancé contre eux par la justice algérienne. Les prévenus ont été condamnés par contumace au tribunal pénal de Sidi-M’Hamed à 6 ans de prisons ferme et à une amende de 6 milliards de centimes pour chaque victime.

Salah Harirèche