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Leurs gérants demandent un changement de statut, «Nos salles des fêtes ne sont pas des cabarets»

Leurs gérants demandent un changement de statut «Nos salles des fêtes ne sont pas des cabarets»

Une salle des fêtes répondant à toutes les normes coûte une moyenne de 3 milliards de centimes. Une somme conséquente, mais difficile à récupérer par la suite.

01 Mars 2009,   Le jour d'Algérie
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Les gérants des salles des fêtes demandent le reclassement de leurs établissements et leur dotation d’un statut conférant le caractère familial à cette activité. Actuellement, les règles appliquées pour le fonctionnement des cabarets, dancings, discothèques ou night-clubs sont les mêmes pour les salles des fêtes.

«Ce qui est incompréhensible dans la mesure où le rôle des salles des fêtes et celui de ces établissements de spectacle est tout à fait différent» souligne Ahmed Saâdi, s’exprimant hier au nom des gérants des salles des fêtes.

Demandant la révision de l’article 4 du décret exécutif fixant les conditions et modalités d’ouverture et d’exploitation des établissements de divertissement et de spectacle, l’orateur dira «que cette loi n’est pas pour encourager le développement de ce genre d’établissement en Algérie».

Une raison pour laquelle il revendique l’octroi «d’un statut particulier» tel que celui appliqué aux salles de cinéma et de théâtre. Selon M. Saâdi, «les textes de loi souvent contraignants» freinent les investisseurs qui s’intéressent à ce créneau, pourtant générateur de postes d’emploi. «Chaque salle des fêtes crée jusqu’à 40 postes de travail directs et indirects» précise-t-il.

Une salle des fêtes répondant à toutes les normes coûte une moyenne de 3 milliards de centimes. Une somme conséquente, mais difficile à récupérer par la suite. «Il nous est impossible d’amortir notre investissement à cause de l’agrément de seulement 2 ans renouvelables qu’ils nous délivrent» se plaint-il.

A cela il faut ajouter que ce même agrément est délivré au nom du propriétaire et non pas au nom de la salle. Une procédure qui complique et rend difficile la location des salles des fêtes à de tierces personnes pour leur exploitation.

Aussi, il est à ajouter l’emplacement de l’établissement qui doit être distant de plus de 500 m des centres urbains. Une mesure qui ne devait être appliquée, indique M. Saâdi, que pour les cabarets, pour la simple raison qu’ils produisent un grand bruit et on y sert des boissons alcoolisées.

Toutes ces contraintes et autres ont fait qu’actuellement 281 salles des fêtes sur les 581 existantes à l’échelle nationale sont fermées ou ont des difficultés avec les services de contrôle. «A Alger, à titre d’exemple, 80% des 280 salles ont reçu des notifications de fermeture faute d’agrément» affirme M. Saâdi.

De son côté, M. Salah Souileh, SG de l’UGCAA, s’exprimant, hier lors de l’ouverture du congrès national de la fédération des gérants des salles des fêtes, a souligné que le nombre de salles existant actuellement en Algérie est infime. «12 wilayas ne disposent d’aucune salle et ces établissements n’arrivent pas à répondre à la demande dans la majorité des villes à cause de leur nombre réduit» révèle-t-il.

En présence de représentants de 25 wilayas, l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) a procédé hier à l’élection de M. Bib Sadek à la tête de la fédération nationale des salles des fêtes.

Aomar Fekrache