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Utilisant des procédés non réglementaires, Des pêcheurs inondent le marché de poisson impropre à la consommation

Utilisant des procédés non réglementaires Des pêcheurs inondent le marché de poisson impropre à la consommation

Le littoral oranais a enregistré ces derniers temps une régression remarquable de la production halieutique, ce qui a suscité une profonde inquiétude dans la corporation des professionnels de la mer et des responsables gestionnaires de ce créneau.

01 Mars 2009,   L'Echo d'Oran
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Cette situation alarmante de rareté de la richesse des produits de la mer n’a pas manqué de désenchanter de nombreuses familles de la consommation de la sardine, leur poisson préféré. Devenue rare au grand dam des ménagères, la sardine a enregistré depuis plus d’une année des prix vertigineux en dépassant allègrement la barre des 200 DA le kilo.

Certaines sources très au fait du métier de pêcheur n’ont pas attribué cette stérilité qui a touché la production poissonnière à la paupérisation de notre littoral, mais à l’utilisation abusive de certains procédés de pêche non réglementaires sur des distances d’au moins 6 miles marins au moment de la reproduction des différentes espèces de poisson.

Nos sources ont également affirmé que la consommation du poisson sans contrôle vétérinaire n’est pas compatible avec la réglementation en vigueur dans ce domaine, car n’atteignant pas la taille et la dimension requise par la loi pour sa consommation.

Ce manque de contrôle au sein des ports de pêche a profité à certains professionnels de la corporation qui pêchent des tonnes de jeunes poissons et les commercialisent sans pour autant prendre en considération les conséquences néfastes sur la santé publique et l’extinction de l’espèce.

Par contre, d’autres n’hésitent pas à mouiller leurs navires dans des quais non surveillés pour décharger et vendre leur « butin » de gros poissons sans passer par le centre de contrôle vétérinaire, après avoir lavé leur chargement à l’eau de mer polluée par les résidus de fer et de phosphore générés par les huiles des moteurs des navires.

Pire, ces derniers font abstraction, au moment du chargement de leurs produits dans les camions frigorifiques de transport de poisson, de tout document du centre vétérinaire ou certificat de santé.

No sources ont mis en exergue que ces violations de la loi portent un coup fatal à la richesse halieutique, surtout que de nombreux professionnels optent pour l’utilisation des filets de pêche aux mailles hors normes et l’usage immodéré d’explosifs, ce qui, indéniablement, aboutit à la rareté de la richesse poissonnière sur les points de pêche sur tout le long du littoral oranais.

De vieux pêcheurs, très au fait des secrets du métier, n’ont pas hésité à dénoncer l’anarchie qui règne dans la pratique de ce noble métier, dont les conséquences sont désastreuses pour la survie de nombreuses espèces de poissons.

Pour étayer leur témoignage, ces vieux « loups de mer » affirment par exemple qu’une sortie dépassant, parfois, les 14 heures en haute mer, ne ramène pas plus de deux ou trois caisses de sardines, tant le produit est rare.

La raison invoquée par ces témoins revient, sans conteste, au non-respect de la distance exigée de la zone de pêche où prolifèrent les poissons et à l’utilisation de filets de pêche dont les mailles ne répondent pas aux normes, comme c’est le cas du 20 cm pour le « merlan » et 16 cm pour le poisson appelé familièrement « khourir ».

D. Cherif